Amateurs de chiens d'arrêt, une date à retenir
Pas loin de chez nous, quelques jours avant l'ouverture, aura lieu le 9 septembre à Vains St-Léonard, ferme de la Bergère, un concours de chiens d'arrêt amateurs, en présence de spécialistes et d'un expert confirmateur de races. 
Tout démarrera par une collation à 9 h, puis début du concours à 10 h, jusqu'à 16 h où aura lieu la remise des lots.
Buvette et restauration
sur place.
Inscriptions et renseignements au
02 33 70 85 93 ou au 06 78 74 57 41 ou encore 06 20 31 26 68.
Le fusil Darne, démontage, cote occasion
C'est un grand classique de l'armurerie française, produit de la fin du XIXè siècle à 1979, le typique fusil "de grand-père" qu'on trouvait sur les armoires, et dont on ne savait que faire, et qui partait pour une bouchée de pain chez le chasseur voisin avec qui il faisait souvent une seconde carrière. Compliqué à démonter et donc à entretenir, il en circule pas mal dans tous les états, et ce petit sujet, sans être exhaustif (tapez Darne sur le Net et vous verrez qu'il y a de quoi se documenter !) va vous donner une approche rapide de la bête.
D'abord le démontage, seule opération qui vous donnera accès aux entrailles de l'engin et surtout à la frette des canons qui vous permettra de définir le type du fusil, ce qui est très important car entre un série R (petite clef, et petit bois) que l'on trouve partout, et les séries V et P (grande clef, grand bois c'est - à- dire ensemble crosse-longuesse un peu comme les semi-auto modernes), il y a une énorme différence de valeur en occasion : de 300 à 1500 euros pour le premier cité...et de 950 à 4000 euros (oui oui, 4000 euros) pour les seconds.
Démontage, première opération, ôter les canons. La culasse ouverte en arrière, avec un petit tournevis (voir photo ci-jointe),
appuyer sur la grande lame couleur laiton, à l'endroit où elle est striée au bout. Faites le avec un petit tournevis, en faisant attention de ne pas riper car là-dedans, tout est ajusté au quart de poil, et faut surtout pas s'acharner. Le fusil sur les genoux, appuyez fort, vous sentirez la lame s'enfoncer. Prenez alors le fusil dans la saignée de votre coude gauche, pontet vers vous, et avec la paume de la main droite, donnez un coup sec sur le talon de la crosse. On sent un déclic. Le canon alors se désolidarise de l'avant vers l'arrière, ça vient tout seul sans forcer.
Là, vous avez accès à la table qui soutient la culasse et surtout aux canons dont l'envers va vous donner de précieuses indications. Les poinçons de St-Etienne, le chambrage (privilégiez ceux en 70, ceux d'avant guerre n'étaient qu'en 65, et il n'y a plus guère de cartouches de ce genre), et surtout le poinçon "Darne" dans un rond qui selon le nombre, vous donne la série : un poinçon égale type R 10, et ensuite jusqu'à R 15 pour les fabrications les plus soignées. Le canon de gauche est souvent marqué "non pour la balle" car hyper choké et donc pas trop facile pour laisser passer les balles Brenneke de dans le temps. Maintenant une Prévot sous calibrée, une Fier ou Sauvestre ensabotée passera mieux, mais c'est pas trop conseillé.
Comment savoir si votre Darne n'a pas trop été bidouillé ? A l'examen, vous devez trouver le même numéro d'origine : sur le tube droit, dans l'intérieur du rond de pontet, sur la table armature, sous la culasse, sous la clef. Pour enlever la culasse il y a une combine, il faut toujours y aller en douceur, précautionneusement. Reculez la clef en butée, réavanez de 2-3 mm, et vous verrez dessous (voir photo)
un petit ergot couleur laiton qui fait saillie. Appuyez en vous calant bien main gauche dessus la culasse, avec le petit tournevis, vous sentirez un petit déclic, la clef s'abaissera légérement, la culasse ressort alors par l'arrière en faisant bien attention car son bec est pointu, de ne pas rayer la crosse qui est là dessous, à touche touche.
Maintenant le fusil est en trois pièces : canons, culasse, table-crosse-longuesse. Nettoyez bien, huilez, mais ne touchez plus à rien d'autre après ou confiez à un armurier. Le remontage se fait en sens inverse de ces opérations.
Un Darne vous intéresse, ce qu'il faut surveiller : d'abord l'état des bois. Le point faible c'est au dessus du pontet, des détentes, car la table métallique tient par des grosses vis traversantes qui peuvent prendre du jeu, font des fissures à force de manier et de tirer. Refaire une crosse de Darne (et encore faut trouver l'armurier qui va s'y coller !) coûte 400 euros . Après, faut que l'ajustage et le fonctionnement soient parfaits. Pas de points durs, faut que ça coulisse. L'ajustage canons culasse doit être aussi au top, la percussion nette et franche. Les canons ne doivent pas être piqués, et il faut bien regarder la bande inférieure, nid à humidité.
A l'usage ? Le Darne est un beau fusil, un chef d'oeuvre de la tradition armurière française que tout bon chasseur aura croisé au moins une fois dans sa vie. Assez léger, il "tape" assez, et son canon gauche "pique" dur et permet des coups de longueur étonnants. C'est le fusil des "papys" qui n'ont plus trop les jambes pour cavaler derrière les chiens, mais qui connaissent les bons coins à pigeons. Côté sécurité, c'est un fusil qu'on ne peut pas "casser", mais sa clef est facile à lever et les habitués chassent même avec celle ci demi engagée. Voir photos ci-dessous.
Il suffit d'appuyer avec le pouce pour que le fusil soit armé.
On a donné une approche des prix plus haut en occasion. Les séries R sont les plus courantes, les hauts de gamme (série V, P, C) sont beaucoup plus rares, on les repère à la richesse des gravures, mais surtout aux plaques de crosse et devant de la longuesse qui sont en corne. En super état (regardez sur le net) on peut atteindre 3-4000 euros. Alors si vous en voyez un à 3-400 euros, le laissez pas partir !
La nouvelle loi sur les armes
Après une bonne année de tractations, les chasseurs ont obtenu des parlementaires un texte globalement positif qu'on va tenter d'analyser ici.
Ce qui change ? On passe de huit à quatre catégories : la A, ce sont tous les matériels de guerre
et armes interdites à l'acquisition et la détention. Ce qui va du Famas de nos soldats en Afghanistan à toutes les armes automatiques. On n'est pas concernés. Par contre, la B, regroupe les armes soumises à autorisation pour acquisition et détention : ancienne 4è catégorie, on trouve par exemple là dedans les fusils "à pompe", bien pratiques autrefois à la chasse car robustes et assez sécuritaires : on pouvait fourgonner dans les taillis, magasin chargé, mais faire monter la cartouche qu'au dernier moment. Elle a été victime des séries TV où on voyait des riot-guns (voir Scharzenegger dans Terminator) ouvrir des capots de voitures !
Plus intéressante pour nous, la catégorie C, est celle des armes soumises à déclaration pour acquisition et détention. On y trouve les carabines pour le tir à balle, et surtout pour nous chasseurs de base, les semi-automatiques.
Enfin la D, est pour les armes soumises à enregistrement : les juxta et superposés
, les un coup, et aussi les armes dont acquisition et détention sont libres comme celles à poudre noire. Notre photo ci-dessous : la poudre noire, on en parle pas trop, est totalement libre, mais peut représenter si elle est bien conditionnée et stockée au sec, une belle alternative de défense. Ca pète fort, avec de la flamme, de la fumée, un boucan du diable. Vraiment chargée, par exemple une chambre "en dernier secours", vaut mieux pas être en face : voir, de g. à dr. les différences d'ogives entre une balle de 36 (du 9 mm en gros comme la plupart des armes de défense de nos forces de l'ordre) et celles de 22 long rifle et 22 magnum...qui font pourtant si peur ! 
Que dit encore la loi ? Qu'il faut être majeur (sauf certaines dérogations pour certaines activités encadrées par les Fédés de sport ou de tir), un casier sans condamnations, et pour la catégorie C certificat médical, permis de chasser. Pour celle-ci, celle des semi-auto donc, l'armurier vendeur, ou le particulier vendeur doit établir une déclaration en préfecture ou sous-préfecture. Pour supers et juxtas, l'armurier déclarera seulement, mais entre particulier l'acheteur devra remplir un document (imprimé cerfa 14250*01) qu'il joindra à photocopie du permis de chasser et validation du permis en cours vers la gendarmerie la plus proche de chez lui. Tout ça pour une traçabilité des armes circulant en France. Ces mesures ne sont pas rétrocatives avant le 1er décembre dernier, et on peut donc garder le fusil "du grand-père", mais si on le vend l'acheteur a intérêt à suivre la procédure cerfa ci-dessus.
Les nouveaux calibres dits "libérés". Idiotie des ressentiments historiques, certains calibres "de guerre" qui ne pouvaient être employés chez nous à la chasse sont maintenant disponibles. Cela intéresse surtout les chasseurs de grand gibier ou ceux qui voyagent, on va donc résumer. Les deux plus importants étaient le 7X57 Mauser de sinistre mémoire puisque c'était la munition des "touristes" armés de juin 40...et paradoxalement le 30-06 de nos libérateurs les GI's ! En performances pures, la première est assez proche du 270 winchester actuel, et la seconde du 7X64 calibre le plus usité et le plus polyvalent chez nous au gros gibier. Un des intérêts de cette libéralisation, c'est l'ouverture au très riche marché US avec de nombreuses balles nouvelles disponibles, sans doute dans un premier temps à moins cher, environ le double que chez nous. Mais ça ne durera sans doute pas. Enfin les voyageurs y trouveront beaucoup plus de souplesse et de polyvalence, ces calibres, depuis si longtemps interdits chez nous étant disponibles partout dans l'aire de diffusion US, soit Amérique du Nord et centrale.
Forum armes sécurité
Samedi 31, trois membres du bureau ont accompagné le président Lemesle au forum armes-sécurité-battues au siège de la FCM 50 à Saint-Romphaire où, dans la matinée, ils ont écouté et participé aux débats après deux exposés, l'un de David Guérin technicien FCM et M.Moutel armurier à Coutances. Le premier était consacré aux battues, aux règles de sécurité à appliquer de manière draconienne, qui sont déjà connues comme : tir derrière soi
dans l'angle de 30°, le tir fichant, les sonneries
, les emplacements à respecter, l'identification avant de tirer dont le non-respect est, rappelons-le, à l'origine de 60% des accidents de chasse. Sur le plan administratif, il faut tenir un registre précis
(à faire signer) de vérification de permis, timbre grand gibier, assurances, notamment à bien vérifier en ce qui concerne les invités.
En cas d'accident, il faut savoir qu'il y a immanquablement enquête, et en matière de chasse, celle-ci est particulièrement fouillée avec des compagnies d'assurances en lutte sévère car il y a souvent des millions d'euros en jeu parfois. Responsabilité ? En premier lieu, celle du tireur lui-même, mais immédiatement derrière celle de la personne morale, responsable, président de société ou chef de ligne dont on vérifiera forcément s'il a tout bien fait respecter en matière de règles et de consignes. Nanti de cette "piqûre de rappel" indispensable, le bureau de la FCM 25 va donc particulièrement s'atteler sur la saison 2012-2013 à bien se prémunir, et bien tout faire dans les règles.
Nouvelle loi armes : elle va se simplifier, mais aussi se radicaliser fortement en matière de "traçabilité" des armes de chasse. Les ventes en armurerie sont maintenant systématiquement déclarées, et certaines armes comme les semi-autos, sont même soumises à autorisation en sous-préfecture. La possession risque même de se "durcir" un peu comme pour les tireurs sportifs avec des règles de transport et de détention déjà connues (stockage séparé des armes et munitions, transport démonté ou en housses fermant) au gré des décrets d'application qui vont sortir au compte goutte dans les mois à venir. Attention aussi aux ventes entre particuliers qui sont aussi désormais soumises à des règles précises (documentation permis et validation, pièces d'identité etc.) que l'on peut connaître et se procurer chez les armuriers. Fini le temps où, au vide-grenier, on pouvait, pour quelques sous, acheter un fusil "de grand-père" ! Chargé de deux balles Brenneke, il peut, comme les autres, vous emmener tout droit, s'il vous est volé par exemple, à la rubrique des faits divers
! Si vous vendez, achetez donc, renseignez vous avant toute chose.
Après la choucroute
Le bureau et tous les adhérents de la FCM 25 remercient tous ceux, propriétaires de terrains, agriculteurs, amis des chasseurs et de la vie rurale qui ont participé à la journée très réussie et au repas
du 18 mars dernier, fêtant au passage (si on tient compte des exercices en cours) les 75 ans de la plus ancienne société de notre commune.
Après ce dernier "coup de collier", les activités vont un peu s'alléger, mais pas complètement puisque le samedi 31 mars, une voiture ira en matinée au forum "armes-sécurité-battues"
au siège de la FCM 50 à St-Romphaire. A la limite, il sera possible en dernière heure d'inscrire encore un peu de monde, en ce cas, contacter le secrétariat. Pour ceux que ça intéresse, à noter qu'il y a encore deux autres forums organisés par la FCM 50 durant l'intersaison : samedi 12 mai, même endroit un spécial bécasse organisé en partenariat avec le club national des bécassiers, et le samedi 2 juin, le thème "agriculture et biodiversité" (haies, corvidés, chasse et exploitations agricoles)
qui nous concerne tous. Pareillement se faire connaître du secrétariat s'il y a des sociétaires de la FCM25 intéressés. Autres dates à retenir : le 24 mars à Muneville le Bingard, l'Ag des responsables et présidents de sociétés de chasse, et surtout (on fera encore sûrement une voiture) le 21 avril à 9 h à Condé/vire, l'AG annuelle de la FCM 50.
Enfin, le secrétariat tentera de glaner dans la presse quelques dates de ball-trap
autour de chez nous pour tous ceux qui veulent dérouiller le fusil ou travailler leur "swing", voire essayer de nouvelles armes avant la date fatidique de l'ouverture qui est cette année le 23 septembre. Encore à tous un grand
pour l'organisation, le dévouement et le succès de notre récent repas.
Forum armes sécurité du 31 mars
Le bureau a déjà inscrit 4 personnes (une voiture)
pour ce forum du 31 mars à St-Romphaire dont on attend le timing exact. Se faire connaître près du président ou du secrétaire si intéressés par ce forum consacré aux armes
et à la sécurité en particulier lors des battues. Au besoin, au dernier moment on organisera un ou plusieurs autres véhicules.
Il en sera de même pour l'AG du 21 avril qui aura lieu cette fois dès le matin à Condé sur Vire.
Carnets de prélèvement, rappel : les sociétaires doivent retourner ces carnets par eux-mêmes à la FCM50, notamment le volet spécial bécasse s'ils veulent le recevoir à nouveau et pouvoir chasser cet animal l'an prochain. Au besoin, les membres du bureau emmèneront, en dernier lieu, ces carnets lors de cette AG, et donc penser à les fournir aux membres du bureau en temps utile soit début avril. A l'avance
Météo : orage...au désespoir...du chasseur !
Tout le monde a connu ça : temps couvert au lointain, on part quand même dans la nature, le vent se lève, le ciel s'obscurcit, un coup de tonnerre au loin qui se rapproche, l'orage est là
, souvent impressionnant quand on est tout seul dans les bois, loin de la voiture. Que faire alors, tout le monde sachant bien qu'il faut éviter les points hauts, les crêtes ? En règle générale, il faut, par temps d'orage éviter toute activité extérieure (chasse, pêche, rando, bateau) qui expose au foudroiement direct. Malgré tout, hormis le fait connu, d'éviter de porter à l'épaule un objet métallique (rateau, pépin, et bien sûr fusil en ce qui nous concerne),
il faut, si l'on est en groupe, s'écarter les uns des autres de plus de 5 métres pour éviter les éclairs latéraux.
Le mieux c'est de poser le fusil au sol dans un endroit bien repéré, de s'écarter si l'on est sous-bois, des troncs et des branches basses, par exemple s'asseoir en milieu d'allée, ou dans un creux de talus ou un abri sous roche, mais sans toucher les parois. Si on possède un ciré ou un poncho en plastique, l'étendre sous soi au sol. Ce qui est moins connu, éviter de marcher à grandes enjambées ou de courir pour se mettre à l'abri pour éviter la "tension" de pas, qui peut tuer en quelques instants tout un troupeau de vaches
ou de chevaux affolés par le tonnerre. Un phénomène facile à comprendre car la foudre qui tombe, même assez loin se diffuse dans le sol, et chaque pas crée une différence de potentiel qui tue ces pauvres bêtes qui ne sont pas, comme nous, équipées de bottes en caoutchouc ! Morale de l'histoire donc : en cas d'orage, évitez de partir à la chasse !
Fermeture...et déjà on pense à l'ouverture !
Depuis mercredi soir, la saison de chasse tous gibiers 2011-2012 est terminée. Les braves toutous sont donc au repos
et en vacances forcées, mais la FCM 25 reste sur la brèche avec la choucroute du 18 mars qui va arriver très vite avec tout ce qu'il faut pour contenter les appétits, et bien sûr bonne bière et la boisson pour arroser le tout
.
Voici quelques jours nous avons annonçé les dates des battues. Voici maintenant celles des lâchers de gibier. Comme les autres années il s'agira de perdrix grises
et de faisans, sans doute dans une plus grande proportions pour les derniers
. Les chasseurs concernés par les lâchers seront bien sûrs prévenus avant, et accompagnés (décision récente du bureau) d'un membre de ce dernier.
L'ouverture étant annonçée pour le dimanche 22 septembre,
le premier lâcher aura donc lieu le samedi 22, puis ensuite seulement le 6 octobre, puis à suivre les samedis 20 octobre, 3 novembre, 17 novembre, 1er décembre, 15 décembre, 29 décembre.
Avis aux chasseurs intéressés
, pour le forum armes-sécurité-battues qui aura lieu le 31 mars à St-Romphaire siège de la FCM, il faut retenir ses places près de cette dernière avant le 9 mars. Merci donc de prévenir le secrétariat avant cette date-limite pour qu'on s'organise pour le déplacement et les voitures. Le 18 (choucroute) on ne pourra plus que prévoir des ajustements de dernière heure, désistements éventuels, etc...Même chose pour l'AG départementale du 21 avril, mais là on a un peu plus de temps pour se retourner.
gastronomie
Gigue de chevreuil
: ça reste le "gros morceau" de nos battues, et on en donc tous un peu dans le congélo ! Voici une petite recette de marinade assez simple pour 4-6 personnes.
La marinade
: base du vin fort pas trop cher genre Tursan, Pécharmant, y ajouter quelques oignons et échalotes, de l'ail, du bouquet garni (laurier, thym, on en trouve du tout prêt maintenant), bien poivrer copieusement, mettre aussi du poivre en grain, et même un clou de girofle ou deux. Laisser mariner la gigue la dedans toute la nuit.
Le lendemain...jour du festin, égoutter la pièce de viande, saler, poivrer, mettre au four en ajoutant des échalotes et des oignons en petits morceaux et bien beurrer pour que ce soit pas trop sec. Tout ça au four à 180° pendant trois quarts d'heure en surveillant attentivement que ça ne dessèche pas : une pt'ite cuillère de marinade ne fait pas de mal de temps en temps ou en retournant le gigot. On peut reprendre les légumes de la marinade, les faire revenir à la casserole pour qu'ils réduisent, et servir tout ça avec une purée de patates relevée avec une pointe de lait dans laquelle on aura gratté un quart de noix de muscade. Et hop, ya plus qu'à passer à table !
Avec ça faut boire un vin rouge
assez corsé, par exemple un Pomerol pour ceux qui aiment les bordeaux, et en bourgogne un Pommard, vins assez chers toutefois. Sans aller aussi loin un bel Anjou rouge fera tout aussi bien l'affaire. 
Que penser des chokes spéciaux ?
On n'en parlerai pas si, voici quelques années, l'interdiction du plomb sur le domaine maritime et les zones humides n'avait pas révolutionné tout à coup l'offre armurière. Désormais, tous les fusils neufs sont estampillés "bille d'acier" avec le fameux poinçon fleur de lys...même pour ceux qui comme nous "à l'intérieur des terres" ne chassent qu'au plomb. Tous ces fusils à chokes interchangeables possèdent l'option "full"...mais qui, en fait n'est qu'un demi classique ! Ce qui sera sans incidence sur un perdreau qui part à 10 métres, n'aura pas le même effet sur un faisan levé par les chiens à 30 métres
: le temps de monter le fusil à l'épaule, il sera monté en chandelle, "traversard" à 40 métres...là où un vrai "full" aurait été bien utile.
Mais revenons à notre histoire de billes d'acier pour comprendre. Ce métal très dur au contraire du plomb ne se déforme pas, bouchonne au resserrement du canon qu'est le choke, et pour que ça passe, il faut donc des chokes moins serrés. L'acier, moins lourd a moins d'énergie cinétique, et les chasseurs de gibier d'eau les premiers, se sont tournés vers ceux qui, bien avant eux, au Canada et aux USA avaient été confrontés au problème, de plus pour des gibiers bien plus gros que les nôtres : dindons et oies des neiges entre autres. C'est de là que viennent tous ces chokes spéciaux qui rétablissent la parité ancienne face au plomb...et qui "dopent" donc ce dernier, et c'est ce qui nous occupe.
Il y a deux grandes familles : les classiques à étranglement (Teague, Briley, Wilson, Kicks), et nouveaux venus sur le marché des lisses munis de 5 petite plots qui retiennent la bourre (Patternmaster et Wadwizard). Comment ça marche ? Une bonne image : lançez sur votre voisin une serviette de bain mouillée déployée. Elle représente la gerbe de plomb allongée d'un choke classique. Maintenant roulez la en boule et votre voisin risque de se plaindre quand il la recevra sur la tête. Ces choke font ça : ils resserrent la gerbe qui au lieu d'être une longue traînée de 5 à 7 métres de long, n'est plus qu'une goutte d'eau très concentrée de 2 métres. A 40 métres, dans une roue de brouette, vous avez encore 80% de la charge de plombs contre 40% soit moitié moins à un "full" classique qui, répétons-le, sur les fusils estampillés "bille d'acier" ne sont que des demis anciens. Notre photo ci dessous : on voit bien ici la différence entre un choke "full" d'un superposé classique (à droite) et un "Kicks" pour semi-auto tourné en acier spécial.
A qui ça peut s'adresser ? Aux chasseurs de canards, mais aussi chez nous au pigeon
, que l'on tire au vol (mais là faut plutôt être bon tireur) ou au posé. Aux distances "limites", soit entre 35 et 50 métres, la densité de plombs est encore telle que l'on a une garantie de régularité des tirs, surtout avec des cartouches rapides comme toutes les "spéciales" pigeon (bleue Décathlon, "spéciale pichon" Winchester, high flyer Tunet).
Où les trouver, et les prix ? Sur le Net bien sûr, entre 60 et 100 euros, surtout chez des armuriers de la baie de Somme (Dumoulin 62, Huntissimo) qui les montent sur quasi tous les semi-autos du marché, mais aussi des spécialistes (Chassez malin. com) ou des généralistes comme Roumaillac ou Cabelas. Notre photo ci dessous : il y en a pour tous les fusils (surtout les semi auto)
L'emploi pour nous ? C'est OK pour un chasseur disposant de plusieurs armes car sinon, on s'em... à dévisser souvent l'engin. Les inconvénients : il alourdit et fait piquer du nez des fusils déjà longs et lourds, le tir à balle est proscrit, et même les bourres grasses qui s'arrachent sur les Patternmaster et Wadwizard. Par contre ils sont souvent munis d'évents qui font plus de boucan, mais empêchent le relèvement et le fouet du canon permettant de doubler ou tripler dans les voliers sans dépointer. L'efficacité ? Très réelle aux grandes distances pourvu qu'on ait un peu le compas dans l'oeil (ou des repères précis en plaçant comme il faut des formes en comptant ses pas par exemple) ou des petites "combines" comme celle que vous connaissez peut-être, qui interdit de tirer un pigeon branché tant qu'on ne voit pas ses pattes ! On ne "double"quasiment jamais, sauf une ou deux fois sur 10 pour des oiseaux seulement désailés qui tentent de s'abriter tant bien que mal au roncier et auxquels on donne le coup de grâce. Conclusion : ça vaut le coup pour des chasseurs spécialistes, à condition d'avoir un autre fusil classique pour aller en plaine.

