FCM 25

23 juin 2018

Comme tous les ans à pareille époque, le blog fait relâche pour deux mois

Les vacances sont là et comme chaque année depuis 5 ans, à cause notamment d’une villégiature où la connexion internet est difficile, les parutions de ce site vont s’espacer, mais se réactiveront au coup par coup vers le 14 juillet ou les Ier et 15 août…le temps que l’auteur vienne tondre sa pelouse…

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Quelques infos sur le site : en 5 ans, on approche les 200 000 entrées, plus de 500 articles publiés, une moyenne de 225 visites par jour et autour de deux pages visionnées, mais surtout un noyau dur d’une cinquantaine de « followers » assidus, quasi quotidiens. L’interactivité, mais c’est voulu, n’est pas le fort de ce blog qui veut à tout prix éviter les écueils des forums, et l’inanité des faux-débats initiés par les « trolls ». Mais l’auteur répond personnellement aux messages adressés, le plus souvent de renseignements techniques quand c’est dans le domaine de ses compétences. Il y a déjà eu plus d’une centaine d’échanges de ce genre. D’aucuns qui suivent le site depuis ses débuts l’auront sans doute remarqué, certains dossiers s’étoffent et dépassent désormais le cadre restreint d’une simple lecture « blog », car fruit d’une collaboration régulière entamée maintenant depuis deux ans avec une des meilleures revues d’armes de chasse européenne. Ce qui a aussi pour effet d’élargir le champ de nos recherches, et certainement de mieux approfondir les choses et au bout du compte d’enrichir notre petite rubrique.

En vous remerciant encore tous de votre sympathique soutien et fidélité, bonnes vacances à tous et derrière à venir…l’ouverture de la saison 2018-2019.

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21 juin 2018

Un seul coup au ball-trap ? Faut s'appliquer...

Faire du ball-trap avec un Simplex, même pas mal amélioré, plutôt rigolo non ? Faut encore aller aux USA vaste pays et insatiable mine aux trouvailles en matière d’armement pour découvrir tout un pan d’activités ignorées chez nous.

Le tir aux pigeons d’argile existe certes chez nous, dans sa fonction populaire, la plupart du temps pour améliorer les finances de nos sociétés de chasse, les plus habiles tireurs ayant la possibilité de tirer en club, élite qui reste néanmoins en quelque sorte marginale par rapport au commun des tireurs tant elle s’entraîne et tire des milliers de cartouches par rapport au chasseur moyen qui ne dépassera pas la centaine par saison.

Aux USA, pour toutes les raisons que l’on peut comprendre (légales par état ou tout simplement de mentalité par rapport aux armes) il existe bien sûr une élite sportive que l’on retrouve dans les grandes compétitions internationales, mais surtout un vaste mouvement populaire, notamment de retraités autour de l’ATA (Amateur Trapshooting Association) organisées dans tout ce vaste pays où, dans l’ambiance concours de pétanque chez nous se disputent des challenges single ou handicap (1) qui ont généré la réalisation d’armes artisanales à un seul coup de haut niveau.

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Elles ont pu intéresser des tireurs motivés il y a déjà bien longtemps (2), par la quintessence balistique qu’on peut tirer d’un monocanon, associé à des bandes hautes réglables dont nous venons de parler (3). Hormis la métallurgie initiale, la technologie de ces fusils lourds (autour de 9 livres, soit 4 kgs) est accessible à un artisan outillé et motivé, les systèmes de détente étant simplifiés avec très peu de pièces mobiles, les seuls points faibles (et encore !) étant les axes et goupilles. Les premières expériences de ces « monoguns » se firent avec des superposés (souvent des Remington 3200) dont on avait tout simplement scié et condamné le canon supérieur ! Les premiers artisans (Simmons, ci-dessus à g.) en firent des versions « propres » dès 1973, et quelques grandes marques (Krieghoff, Browning avec l’Unisingle) proposèrent des « combos » inconnus chez nous, avec pour la même base les deux offres : superposé et canon simple preuve qu’il existait donc un marché largement ignoré chez nous. Ci-dessous à dr. le combo Krieghoff.

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L’examen des sites US montre que des petites unités proposèrent assez vite des armes fortement personnalisées dans ce domaine comme Kolar depuis 1996 (voir un de nos récents  envois), ou encore  Ljutic depuis plus de trente ans à partir de Yakima dans l’état de Washington, mais aussi Silver Seitz à partir de 1980 à Salem dans l’Oregon. Le cheminement de cette petite entreprise est assez exemplaire de ce que l’on peut  développer dans un pays ultra libéral comme les USA à partir d’une bonne idée. Tom Seitz était un bon tireur qui, à son décès en 1988 avait produit 45 armes à bascule en acier inox, le nom étant repris par l’association Bill Jacobsen et Jerry Phillips. Ce dernier étant à la tête d’une usine de composants militaires de précision dans le Maryland pouvant alors fortement développer le potentiel de ces armes originales. Nous sommes là dans des armes de fabrication 100% US, faites sur mesure, personnalisables à l’infini avec les prix en conséquence, comptez 12000 bons dollars.

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Dans le même ordre d’idée, Bruce Bowen (ci-contre à g.) à Sturgis, dans le Dakota du Sud fait des armes similaires aux bois spectaculaires, tout comme les frères Larry et Gary Alfermann dans le Missouri, au rythme d’une vingtaine de fusils par an vendus uniquement par un distributeur central et le bouche à oreille car il n’y a ni site web, ni catalogue ! Bill Cole, avant son décès en 2009 fabriqua à St-Louis (Missouri) 119 armes avec fort travail sur les crosses, utilisation du titane, de réglages et de choix de longueurs de canons et de chokes qui en font des collectors recherchés. En voici un bel exemple, ci-dessous à dr. 

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Comme on le voit, l’industrie du fusil à un coup et sa philosophie d’emploi telle qu’on a pu la développer dans notre précédent envoi, n’est pas aussi… « simplexe » qu’on a pu longtemps le croire dans notre pays !

1/Le plus populaire et accessible est le single où 5 tireurs à une quinzaine de mètres du lanceur, tournent en arc de cercle sur cinq postes soit donc, 25 tirs pour un tour. Le handicap part d’un classement de compétence pour égaliser les chances entre les tireurs, les plus habiles tirant de plus loin, la distance pouvant varier de 30 à 15 m. selon son classement à partir de ses performances passées.

2/On vient de le voir certaines marques (Ljutic, par exemple) sont toujours présentes sur le marché depuis les années 60.

3/Voir notre archive du 15 mai dernier.

 

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18 juin 2018

Philosophie et esprit du fusil...à un coup !

Est-ce une arme de « niche » ? Un concept désuet ? Le fusil  « de dame » ou de débutant ? Dans notre pays où on a tous été bercés au doux son du Simplex résonnant le soir au fond des bois, on se rend compte que cette « vieille formule » garde encore des adeptes, et pas seulement dans les palombières du Sud-Ouest.

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Le passé n’est pas si lointain où c’était l’arme de base, à preuve le terme générique de « deux coups » qui n’est vraiment entré dans le vocabulaire des chasseurs seulement dans l’entre-deux guerres. Autrefois, au temps de la poudre noire et des débuts de la « sans fumée », même face aux gibiers dangereux on préférait un seul (« gros » coup quand même s’entend !) qu’une multitude susceptibles de vous lâcher inopinément face à un buffle en pleine charge !

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Alors, plutôt un bon coup unique bien ajusté plutôt qu’une pétarade désordonnée ? Le mono-coup a pour lui une bonne demi-douzaine d’atouts d’abord conceptuels. C’est une mécanique simple avec peu de pièces mobiles, facile à nettoyer et encore plus à entretenir. C’est par rapport au reste une arme légère pour chasser et peu encombrante, toujours casée à portée de la main. Son coût, et ce n’est pas son moindre atout, divise par sept ou huit celui d’un superposé moyenne gamme ! Pour la chasse, il est d’un emploi simplissime et sûr avec son chargement facile à contrôler. Mais il apprend surtout à tirer, à se retenir, à bien s’appliquer, à maîtriser les distances et ne pas gâcher les munitions. Il lance un peu un défi au chasseur qui est de se limiter, de faire un effort au tir en acceptant moins d’hécatombes qui sont tout à fait dans l’esprit actuel de la chasse responsable. Ce n’est pas non plus un baromètre d’esthétisme, de compétence, de placement dans une chasse éthique, mais il amène à affiner d’autres choses comme le mimétisme avec le milieu ambiant, le choix de tirer ou non, plein de petites choses qui permettent d’apprécier une vie de chasseur, moins contraint qu’autrefois à garnir…son garde-manger !  

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Il a bien sûr les défauts de ses qualités : peu d’accessoires comme les aides actuelles à la visée, le recul à gérer (selon bien sûr le calibre), et le coup unique qui, avec un peu d’habitude et quelques petits « trucs » d’utilisateurs comme la seconde cartouche dans la main faible (la gauche celle qui tient le devant), l’éjection en faisant rapidement basculer le canon vers le bas, le réapprovisionnement pouvant ainsi se faire en trois secondes ! Pour le recul il faut faire appel aux pads du commerce, aux protège-doigts car un 12 magnum de 80 cms de canon qui pèse seulement 2,27 kgs, ce n’est assurément pas un tir, ni un fusil de gamin !

Actuellement, il n’y a plus guère qu’une demi-douzaine de marques à en proposer dans une fourchette variant entre 250 et 350 euros avec beaucoup de turcs (Yldiz, Huglu, et même Verney-Carron qui fait fabriquer son « solo » là-bas !). Ils voisinent avec le brésilien Rossi, le russe Baïkal, l’italien Investarm, Beretta ayant cessé en 1972 la fabrication de son mythique 412 Trunchino qui, en plus avait l’immense avantage de se casser en deux comme les anciens « fusils de bracos » du temps des cartouches à broche.  On vient d’ailleurs de consacrer un sujet à ce fusil mythique de la chasse italienne d’après-guerre. Tous ces fusils sont dans l’esprit du fameux Simplex, d’ailleurs toujours vendu par Manufrance, mais à un prix (près de 900 euros) qui n’a plus rien à voir avec celui qu’on admirait après-guerre dans le « Chasseur français » !

 

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16 juin 2018

Les marquages internationaux

La validation des armes à feu avant la mise à la vente obéit à des normes et des organismes souvent abstraits que compliquent encore les marquages et nomenclatures des firmes qui les commercialisent. Les bases de départ relèvent de trois organismes dont nous allons résumer l’origine et les nuances.

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La norme C.I.P. (Commission internationale permanente pour l’épreuve des armes à feu portables) est née en 1914 à Liège au banc d’épreuve dirigé alors par Joseph Fraikin pour des pays européens pour la plupart (1). L’objectif de départ était la sécurité des utilisateurs par le test de deux tirs de cartouches surchargées à 25% de plus de pression (et  30 % pour la percussion annulaire). Puis l’arme était démontée et longuement examinée pour vérifier l’étanchéité et l’efficacité des verrous. Y étaient ensuite apposées marques, poinçons, joint à une fiche technique détaillée, et retour vers le fabricant. Toute arme issue d’un pays adhérent à la CIP doit bien sûr y passer pour être vendue sur place, même celles dont le fabricant ou le vendeur ne provient pas d’un pays adhérent à la CIP comme les armes  serbes Zastava par exemple. En France un décret de 1960 oblige toutes les armes y fabriquées de passer par l’épreuve C.I.P.

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La norme Saami (Sporting arms and ammunition manufacturer institute) a été fondée en 1925 par un groupe de fabricants nord- américains à la demande du gouvernement US, car il n’y a pas là-bas de banc d’épreuve. Le Saami préconise donc des charges que les fabricants testent eux-mêmes et poinçonnent ensuite. A l’import, dans les pays adhérant aux normes CIP, ils doivent bien sûr faire passer  leur production par celles-ci. Ces normes ne sont donc pas gouvernementales ni garanties par ce dernier, ce qui explique toutes les précautions légales dont s’entourent les firmes US dans un pays éminemment procédurier en matière industrielle. Ces normes sont un peu différentes de la CIP : par exemple pour le 222 R : 55 000 psi en piézo-électrique pour la Saami, 59 000 pour le C.I.P. mais 46 000 pour les deux selon la méthode crusher. Pour le 30-06 : 60 000 contre 59 000 en piézo, et 50 et 51 000 en crusher.

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Les armes de qualité militaire emploient la norme OTAN EPVAT (Electronic Pressure Velocity Action Time) qui est beaucoup plus complète que les deux normes civiles précitées. Elle dépasse les seules évaluations de sécurité de l’utilisateur et va beaucoup plus loin dans les contrôles qualité prévus dans des conditions d’emploi tous temps très difficiles et de combat. Par contre son spectre d’analyse se résume à beaucoup moins de calibres, en fait seulement ceux des armes militaires. Et si ces derniers doivent employer des munitions « civiles », pour lesquelles son évaluation est, par la force des choses absente,  elle adhère de fait aux critères C.I.P.

1/ Allemagne, Autriche, Belgique, Chili, Emirats arabes unis, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Italie, Royaume-Uni, Russie, Slovaquie, Tchéquie. 

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13 juin 2018

Les leurres doivent-ils impérativement être ressemblants ?

Le sujet des leurres a été abordé ici dans sa généralité il y a un an (1), et sous l’influence des chasses Nord-Américaines (2), ces artifices se développent aujourd’hui pour le pigeon, les corvidés, le gibier d’eau mais dans une moindre mesure puisque nous, en France, avons droit aux appelants vivants.

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Des basiques en plastique qu’on trouve partout à des reproductions étonnantes, véritables œuvres d’art qu’on hésiterait à sortir de la cheminée du salon, il semblerait que l’avenir soit désormais à des leurres plutôt destinés à attirer l’attention qu’une image parfaite d’oiseaux réels. Des marques célèbres font ainsi désormais des canards beaucoup plus clairs que la normale pour augmenter la visibilité à longue distance. La taille aussi joue peu et l’on est toujours étonné de voir l’efficacité d’un flapper de pigeon moins gros qu’une tourterelle, où de corvidé de la taille d’un étourneau faire venir de très loin leurs congénères. Dans l’autre sens des plus grosses que la normale se voient de plus loin, d’où l’intérêt…de mettre une forme d’oie qu’on a peu de chances de voir dans l’intérieur des terres, à patauger gaiement avec les canards ! Nous sommes un peu là comme dans les leurres de pêche dont les couleurs criardes n’ont rien à voir à ce qui se balade dans l’eau, mais qui incitent à la morsure réflexe des carnassiers.

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Les leurres anciens, grossiers bouts de bois ou faits avec de vieux bidons ne marchaient pas si mal car placés au bon endroit au bon moment face à un chasseur bien dissimulé. « Dans des zones à faible pression de chasse ces leurres plus visibles mais moins réalistes pouvaient suffire, et c’est quand on s’en éloigne que les petits détails feront la différence » ! C’est là l’argument des marchands de leurres…pour les oiseaux certes, mais aussi le porte-monnaie des gogos. L’anthropomorphisme nous fait prendre ces (jolies au demeurant !) vessies pour des lanternes…Les oiseaux peuvent voir n’importe quel leurre beaucoup plus loin que nous, et ils ont une autre logique. Prenez les pigeons : ils en survolent d’autres tout le temps et pour toutes sortes de bonnes raisons qui leur sont propres, s’alimenter, se percher le soir, et ils ne sauraient vraiment plus où donner de la tête s’ils devaient s’arrêter chaque fois qu’ils voient un congénère non ?  

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C’est la raison pour laquelle les formes pleines anciennes ont passé le relais à des leurres comme les « Sillosocks » en papier mâché (ci-dessus à g.) qui, de près n’ont vraiment l’air de rien mais qui illustrent parfaitement cette capacité d’attraction à longue distance. Flottant telles des manches à air, elles donnent une parfaite illusion de mouvement qui attire l’œil. Les formes FUD (ci-dessous) en néoprène sont elles aussi d’une simplicité enfantine (notamment pour le transport), sans véritable épaisseur ni consistance, mais marchent tout aussi bien.

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La présence de nourriture et de sécurité n’obéit pas aux mêmes critères, ni aux mêmes heures. C’est particulièrement visible pour les corvidés. Regardez bien le manège mécanique qu’on leur propose : est-il vraiment réaliste ? Il marche très bien aux régulations de printemps car ces ennemis des cultures n’y ont pas été exposés, et il tourne au petit jour où la visibilité est faible. Sur des affûts en plein jour, il sera survolé par des isolés qui rappellent, saluent au passage, mais ont autre chose à faire car ils vont rejoindre la colonie que l’on entend au loin. Mais placez au milieu une balle de ping-pong, ou mieux encore ces faux petits œufs que l’on trouve dans les magasins de décoration et vous verrez l’oiseau se raviser, faire un grand demi-tour et venir par curiosité, voir de plus près ce qui se passe…c’est le moment bien sûr de vous préparer à tirer.

C’est sans doute la notion de sécurité qui facilite le plus la pose et le survol, et le placement de « leurres de confiance » vient maintenant compléter utilement le dispositif des chasses à l’affût. Pour le pigeon nous connaissons tous la corneille isolée à placer loin derrière les formes. Elle incite le vol de ramiers qui tourne, moins pour la pose au milieu des siens au sol que se percher à distance dans les arbres autour (hé-hé, c’est là qu’on les tire !) pour observer ce que font les (faux) amis au sol. C’est pourquoi on retrouve aussi souvent la corneille employée au même effet sur certaines mares, ou des oies, des hérons dont la présence indiquera que « c’est sûr ici et que tout va bien ». Donc attention aux postures d’alerte, oiseaux dressés, le cou tendu.

1/ Voir notre archive du 3 juin 2017.

2/L’interdiction des appelants vivants a développé l’industrie et un véritable « art » des leurres qui se collectionnent même.

 

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10 juin 2018

Un chien polyvalent, le cursinu

L’île de Beauté n’a pas que des charmes touristiques. On y chasse beaucoup, dans des conditions difficiles liées au relief et il faut pour cela des chiens particulièrement endurants et rustiques. La race locale qui risquait de s’éteindre a été sauvée par des passionnés dans les années 80, et elle est officiellement inscrite depuis 2003.

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On doit au travail du Parc naturel régional, de l’Inra, de l’Université Paoli les premiers travaux en 1980 sur la recherche d’un « chien de pays » qui semblait s’être un peu dissous au XIXè dans des chiens « à tout faire » à la fois de garde des fermes isolées dans la montagne, des troupeaux, et bien sûr de la chasse. En 1988 les chasseurs et le comité de la foire de la chasse de Vero ont pu lancer un recensement des animaux existants qui a débouché l’année suivante sur la création d’une association de sauvegarde du chien corse qui, en 1992 relevait près de 300 chiens dans le morphotype et une thèse soutenue en 1993 sur le sujet par le Dr vétérinaire Rigaud. La base de données étoffait le dossier présenté à la centrale canine (2003) avec validation d’un standard l’année suivante, et une race définitivement admise au LOF en 2013.

Le cursinu dépasse donc maintenant les seules limites de l’île et se montre très polyvalent du sanglier au petit gibier. Il est rustique, facile à entretenir et éduquer et compte une quinzaine d’éleveurs réguliers dont la moitié en Corse. Sa longévité est de 12 à 15 ans et les portées de 5 à 9 chiots en moyenne. Plus d’infos sur le site du club : www.clubducursinu.fr

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09 juin 2018

Méconnus en France les fusils US de sport Kolar

Le championnat FITASC 2016 a été gagné en Italie par Derrick Mein (score 191x200) avec un fusil inconnu en Europe, le Kolar Max lite sporting. Nous allons voir qu’au départ, il s’agit d’un nouvel avatar de la valse-hésitation autour des superposés Remington, genre d'arme qui n'a jamais trop réussi à la fameuse firme d'Ilion. 

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On retrouve une belle histoire technico-industrielle telles qu’on en voit beaucoup aux USA et le rachat de la marque de tubes acier Larry Kolar au début des années 80 par le champion cycliste sur piste (1972) Don Mainland…lequel était aussi chasseur et tireur. S’agissant d’une fabrique de tubes acier pour faire des cadres de vélo, notamment pour la célèbre marque Schwinn, l’idée vint naturellement, de tubes…en tubes, de faire des canons de fusil ! Des contacts se nouèrent en 1989 avec Remington alors en pleine  relance de la célèbre et ancienne marque Parker pour étudier le 90 T, un fusil de tir dont la commercialisation par Kolar Arms fut effective en 1996. A partir de 1993, à partir d’ébauches forgées venues de chez Remington, dix prototypes furent conçus et essayés par des tireurs pros, l’entreprise d’une vingtaine de salariés s’étant fortement développée et agrandie en 1989 toujours dans sa ville originelle de Racine, dans le Wisconsin.

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Travaillant pour l’aérospatiale, le militaire naval et aéronautique, elle développa sans cesse en interne embauchant de plus en plus de travailleurs qualifiés maîtrisant la technologie CNC, tout l’usinage des canons séparés finissant par être suivi par ordinateurs, y compris les filetages aux deux extrémités des tubes : chambres en titane, et chokes à l’autre bout, le tout étant ensuite revêtu dur par anodisation qualité Rockwell 62. La bascule est en chrome-molybdène 4140, le verrouillage bas de type Boss, le bloc détente démontable, mécanique, réglable avec de gros marteaux à ressorts hélicoïdaux.

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Il s’agit d’armes lourdes (8,5 livres, soit 3,8 kgs) mais extrêmement solides car uniquement destinées aux pas de tir et non à la billebaude, qui tirent un peu parti des meilleures caractéristiques des catégories d’armes qui leur sont souvent opposées, (Krieghoff et Perazzi par exemple), mais qui ont l’avantage d’être « proudly made in USA »…Comprenez par-là fièrement fabriquées aux Etats-Unis, ce qui n’est pas le moindre de ses atouts, de nos jours, au pays de Donald Trump !

S’il est vrai qu’il existait déjà là-bas, de bons fusils de sport notamment faits par Remington (modèles 32 et 3200 entre autres dont nous bientôt ici un jour l'ocasion de parler), ils n’étaient pas destinés exclusivement aux tireurs de compétition, ce qui est le cas avec Kolar qui sortait en 2013 autour de 200 armes par an. Les prix oscillent entre ce que fait la concurrence européenne (de 8 à 30 000 euros en gros), mais si l’on en croit les sites spécialisés avec un excellent service après-vente, véritablement aux petits soins de la clientèle notamment de la côte Est, puisque, si l’on est client, on  peut même visiter l’usine après un seul coup de fil ! La production actuelle (voir le site Kolar Arms) s’est étoffée, toujours uniquement dans le tir sportif en skeet, trap, sporting, et même des armes de sport à canon unique qui font l’objet de compétitions spéciales (single et handicap) au sein de l’ATA ou Amateur Trapshooting Association.

 

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06 juin 2018

Marquages italiens, pour faire simple

Pour compléter les deux articles précédents consacrés aux premiers semi-automatiques italiens, voici quelques tables permettant de les dater, sachant que l’identification est un peu plus compliquée que chez nous.

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Le banc d’épreuve, BNP (Banco Nazionale di Prova per armi da fuocco) est établi à Gardone dans la province de Brescia où vont toutes les  manufactures petites et grandes de la région, Beretta disposant aussi d’une annexe dans son ancienne usine pour les armes militaires. Le marquage est un peu plus difficile à saisir car  ne disposant que de 21 lettres (pas de j, k, x, y), ni celles (o, q) qui, mal frappées, pourraient être confondues avec le zéro.

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L’épreuve simple (1200 bars) est une étoile cerclée sur PSF pour poudre sans fumée égale aux normes CIP standard, la double (idem mais deux fois) apparue en 1962 à 1700 bars pour les chambres 70 ou 2 ¾ de la nomenclature anglo-saxonne que l’on retrouve désormais un peu partout du fait de la mondialisation galopante. Il n’est pas rare, pour la production déjà ancienne d’après-guerre de trouver des alésages de 18.3 (721 pouces) assez serrés à l’instar de ce qui se faisait un peu partout où les bourres grasses et les cartouches en carton, pour une meilleure étanchéité exigeaient un alésage plus serré que de nos jours, autour de 18.5.

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Attention à certains chiffres pouvant paraître abscons qui ne sont pas la charge d’épreuve, mais les canons pesés dont le poids est frappé ce qui permet de vérifier s’ils ont été modifiés. Nous publions ci-dessous le tableau des années de fabrication, deux lettres encadrées sous les crochets des canons. Les chokes sont le plus souvent matérialisés par des astérisques, ou pour les plus anciens amovibles (Quickchokes par exemple) le simple chiffre du rétreint partant de zéro pour le lisse (C) pour cylindro et montant ensuite ainsi : **** quart (ou IC) environ 0, 15 ; *** (M) pour demi et 0,25 ; ** pour trois quart (IM) et 0,30 ; * pour plein choke (F) et 0,40.

Rappelons que la nouvelle législation impose maintenant pour les ventes entre particuliers de passer par l’intermédiaire d’un armurier ou toute autre autorité compétente afin de valider la transaction et notamment de bien établir que la catégorie de classement correspond bien avec l’arme en question. On va ainsi vers une sorte de « fichier des cartes grises » un peu comme pour les automobiles.

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04 juin 2018

Semi-autos à long recul du canon : s'in n'en reste qu'un...ce sera le Franchi 48 AL !

On l’a vu pour le système à long recul du canon pour les fusils de chasse semi-automatiques, si le Browning Auto 5 a longtemps tenu la corde, il a fini, immédiatement après la guerre à être concurrencé par les Italiens qui ont amélioré et surtout allégé le fameux système.

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Luigi Franchi, dès 1948 fit un fusil beaucoup moins compliqué, imité par Breda dont nous avons déjà parlé avec ce modèle 48, qui prit le suffixe AL sans doute du fait de sa carcasse en alliage léger, et de ses nombreuses pièces mobiles en Unobstanium, issu de la technologie de l’aviation et théoriquement inusable. Contrairement à l’Auto 5 c’était un « petit fusil » facile à nettoyer et entretenir avec ses canons chromés disponible en 12, 20 et 28 et toujours très léger guère plus de 2,6 kgs.

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Comme ses concurrents de l’époque il importait surtout de bien régler au départ la bague de friction en la tournant (ci-contre à dr., c'est la pièce numérotée en 2 sur le croquis ci-dessous), côté biseauté vers l’avant, pour les charges lourdes, et dans l’autre sens pour les charges légères. Une préoccupation qui n’est plus guère d’actualité de nos jours où il existe pour le ball-trap bien d’autres fusils, notamment superposés, spécifiques  pour cet emploi particulièrement exigeant. Actuellement, il est bien rare de trouver un de ces vieux Franchi autrement réglé chez nous qu’en charge lourde car il était massivement employé sur le terrain à la billebaude ou à la sauvagine, et une fois bien étalonné, c’était parti pour des mois et des mois d’emploi sans souci car, contrairement à ceux à emprunt de gaz qui arrivèrent plus tard, il encrassait peu.

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Des sondages effectués sur des sites US montrent à 48% des utilisateurs ayant dépassé les 3000 cartouches sans nettoyage et surtout, sans enrayage, ou encore 3500 tirs en neufs ans, voire 48 000 en 50 ans et un fusil qui tire encore ! Pour un emploi actuel, les cartouches modernes, plus vives vous faciliteront la tâche pourvu que vous ayez bien compris la philosophie de la friction qui préside à toutes ces armes. Tout se joue en bout de magasin, côté canon où la fameuse bague ne doit pas coulisser librement. Le manuel Franchi déconseillait d’ailleurs d’huiler (1) sinon peut-être, la partie arrière du canon et verrou allant et venant dans la culasse. Faites le test : la crosse bien calée par terre, en appuyant vers le bas, l’effort sur le canon doit être fait à deux mains pour le faire reculer en butée. S’il s’enfonce trop facilement par exemple avec une seule main, l’anneau est trop faible, l’arme va « cogner » en fond de boitier et commencer à endommager par la répétition de charges trop lourdes notamment les bois, par exemple en arrière du pontet.

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Pour un usage actuel  il convient donc d’éviter toutes les grosses charges qui pullulent de nos jours, toutes  les « minimag » par exemple, et dans l’emploi grand gibier prendre des balles ensabotées, ou des non-spécifiques (« spécial chevreuil » etc.) qui poussent encore trop pour ces armes conçues, ne l’oublions pas, il y a soixante-dix ans. Utiliser plutôt du 2 ou 1 classique, par exemple, qui existe d’ailleurs même à bourre grasse, rien en fait qui ne se différencie trop de l’utilisation habituelle de l’arme. Même chose au marais, où il existe désormais de la « cuivrée » pas trop chargée, et là encore éviter toutes les « heavy shot » qu’on trouve partout, même si le Franchi fut aussi parfois chambré 76 (3 dans la terminologie anglo-saxonne).

Largement coté (2) au-dessous de l’Auto 5 et nettement moins rare que son cousin Breda, on trouve de très belles occasions car Franchi fit très vite de l’emprunt de gaz (modèles 720, 612,712) et plus récemment de l’inertiel (Affinity) en entrant dans la galaxie mondialisée Beretta pour qui le « long recul » devait sûrement sembler une vieille lune car datant du bon vieux John Moses Browning décédé, rappelons-le en 1926 ! Malgré tout, preuve quand même du bienfondé du système, l’AL 48 même s’il stoppa le calibre 12 en 1995 a poursuivi sa route jusqu’à nous en 20, et pour la France en 28 où il est toujours présent au catalogue de l’importateur au prix de 1500 euros, mais garanti 7 ans, ce qui en dit long sur sa fiabilité escomptée. Il reste, à notre connaissance le seul fusil à long recul encore proposé neuf, à la vente dans notre pays.

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1/Huiler ou pas ? Les sites de passionnés ont tous des avis divergents sur la question. Pour la majorité, et suivant en cela les préconisations de la marque, le tube magasin entouré du ressort récupérateur du canon doit être sec tout comme l’anneau qui coulisse autour, et la fameuse bague de friction. Sur des armes trop dures (longtemps entreposées, début de corrosion) c’est tout juste si on conseille une goutte au bout du doigt, et surtout de l’huile superfine d’armurerie ou, autrefois, de machine à coudre ! Surtout pas les WD 40 et autres « trois en un » qui finissent par gommer à la longue. La maîtrise de la « science-friction » reste le maître-mot de ces types d’armes.

2/L’officiel du C.F. donne 580-320-180 euros selon l’état. Il est inutile pour ces armes quand même plus compliquées que le vieux Robust lambda de Pépère, de lancer la négociation sur un semi-auto véritablement « rincé ». Il faut partir des plus beaux, des plus rares, et faire descendre les prix d’engins de toute façon difficilement vendables face à la concurrence actuelle des semi-autos du marché. Sur ces armes certes historiques, mais de grande diffusion, qui ne seront jamais des « placements » (à l’instar de certaines pièces de l’armurerie fine britannique par exemple…nous sommes là dans un autre monde…le « grand monde » !), le vendeur obstiné, arc-bouté sur sa cotation haute, la gardera sur les bras…

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03 juin 2018

Semi-autos à long recul du canon : les premiers Breda

Initié par notre article précédent sur le « long recul », débroussaillons quelque peu la saga d’une marque mythique qui revient au premier plan de l’actualité de nos jours par les semi-autos inertiel, mais qui fut un précurseur de « l’automatique » dans les années cinquante.

antares

 

Il y a, de ce côté, pour le collectionneur averti quelques pépites à ne pas rater (1). Cette marque renommée (2), un peu à l’instar chez nous de la M.A.S., ces manufactures militaires qui firent aussi de l’arme de chasse, fut la première à emboiter le pas en 1950 du « long recul » que nous avons évoqué précédemment, et apanage exclusif jusque-là de la marque Browning avec le fameux Auto 5, mais en l’améliorant notablement. Le modèle Antarès  (ci-contre et ci-dessous) était, contrairement à son illustre prédécesseur, entièrement démontable à la main sans outil (3) toutes ses pièces étant usinées et polies. Il était mieux équilibré, mieux fini, et seul le Franchi  parviendra à rivaliser en légèreté un peu plus tard. Nous en parlerons bientôt. Il était certes un peu plus cher que le Browning (189 dollars contre 154) mais pouvait séduire ceux qui étaient rebutés par la fameuse « bosse » de l’ Auto 5, et surtout il disposait déjà d’une panoplie de rétreints extérieurs baptisés « Quick chokes » faciles à identifier car plus ou moins longs : 0 voulant dire lisse, 25 quart, 50 demi, 75 full (4).

uubn

antares ok

Il bénéficiait de canons excellents soit standard en 62,5 cm et donc ultra maniables, ou en 71, et il y eût aussi bien sûr des longueurs spéciales (75) pour le sporting. Sur tous ces « long recul » il fallait s’habituer à la « double poussée » que nous avons évoquée dans le post précédent, et surtout à l’époque, bien choisir ses cartouches en fonction du réglage des bagues de friction coiffant le ressort de rappel ceinturant le magasin.

BREDA_ARGUS_LUSSO_manufactured_1964 (1)

 

Rien de bien différent en fait de ce qui se passait sur l’Auto 5. De nos jours, la vivacité plus forte des poudres solutionne le problème mais en veillant à ne pas utiliser les lourdes charges qui existent de actuellement (genre mini mag en 40 grammes)  bien sûr inconnues dans les années soixante, âge d’or de tous ces vieux tromblons. De manière aisément  compréhensible toute la cinématique « taperait » plus dur et finirait à endommager ces belles mécaniques de l’ancien temps pourtant réputées indestructibles. Le ressort de rappel (comme sur l’Auto 5 d’ailleurs) était réputé encaisser 3000 charges…et nombre d’entre eux ont amplement dépassé ce chiffre sans coup férir

atlas

 

Dans la foulée de l’Antarès, citons l’Aries fusil mythique du Docteur Christian Rocher l’écrivain fameux des grands passages de palombes dans les cols pyrénéens, et assez nombreux chez nous ou encore les Altaïr et Argus, (en haut à g. le modèle "lusso" luxe) copies plus ou moins proches visuellement des Beretta « à gaz » contemporains (A 300-301-302-303). En effet, les rapprochements de ces entreprises dont Benelli (5) les faisaient travailler plus ou moins ensemble pour fournir à cette époque, soit des canons, soit des pièces de composants, ce qui rend d’ailleurs assez difficile l’identification exacte de certains modèles où ne figure que la mention « Brescia » laquelle, comme chacun le sait est un peu le « Saint-Etienne » italien…Le collectionneur averti tentera de dégotter le modèle Atlas (à dr.) qui, en 1969, ne fut produit que pendant 2 ans, devant lui aussi rivaliser avec le Beretta A 300 (6) avec lequel il ressemblait furieusement, mais en conservant la technologie à ce moment éprouvée depuis vingt ans par la marque, du long recul.

Breda-6-226x300

Par la suite, mais c’est une autre histoire, Breda suivit la mode de l’emprunt de gaz, puis de l’inertiel dont relève toute la gamme actuelle  avec des armes de haut niveau (Grizzly, Xanthos, Echo, Ermes) qui toutes avoisinent ou dépassent 1500 euros et rivalisent avec les Benelli dont elles sont fort proches.

1/ Tous les modèles évoqués ici valent selon état, entre 200 et 800 euros dans la cote officielle de l’occasion, et l’amateur peut se faire plaisir à peu de prix avec des armes souvent de grande qualité, notamment du côté des bois qui n’ont rien à voir avec ceux de notre époque. Les acheteurs étaient des gens qui voulaient se démarquer de l’Auto 5, et donc plutôt des esthètes plus soigneux que les gougnafiers de notre époque qui scient, rabotent, découpent d’anciennes merveilles pour faire du « tactical » !

2/ Ce groupe fit des locomotives, des armes de guerre, de l’artillerie (à partir de 1994) avec OTO-Melara (renommé pour ses obusiers !). A partir de 1953 il s’éparpilla en petites entités dont le BMB (Breda Meccanica Bresciana) se recentra sur les fusils de chasse, dont la gamme dont nous parlons ici.

3/On avait accès à toute la mécanique sans outil, un capotage amovible ouvrant le dessus de culasse, et même le bloc détente s’articulait sur la sûreté qu’on faisait pivoter pour tout faire venir à la main.

4/ Pour ceux qui s’inquiéteraient de ne disposer que d’un choke, pour ces vieilles armes, il faut savoir que Gemini propose toujours à prix intéressants (35 euros le basique, 80 euros le dispersant Paradox)  plusieurs adaptables.

5/Marque qui s’est fait connaître par les premières adaptations de l’inertiel développé par l’ingénieur italien Bruno Civolani à partir de 1967.

6/ Les relations entre Beretta et Breda semblent remonter au temps où, dans l’immédiat après-guerre, les forces de l’OTAN (sauf la France qui, bien sûr s’alignait avec sa propre production) choisirent le Garand, fabriqué par Beretta avec des machines issues de chez Winchester et financées par l’effort de guerre US. On pense que dans ces années 50-60, Breda fut associé à la fabrication de certaines pièces, ce qui peut se comprendre puisque cette manufacture fabriquait depuis de longues années des armes militaires, des fusils mitrailleurs entre autres. Breda fait désormais partie de la galaxie du grand groupe Beretta. 

Prochain envoi : toujours le long recul…s’il n’en reste qu’un : le Franchi AL 48

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