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11 février 2025

Le loup au Mont-St-Michel !

L’agneau de « pré-salé » n’attire pas que les touristes autour de la « Merveille » ! Cette partie émergée de l’iceberg que cache la réapparition du grand prédateur en France depuis 1996 avec tout l’accompagnement politico médiatique que cela implique (1) n’a pas étonné les chasseurs du coin. Les différents « observatoires » signalent des lignes de pénétration par l’Est et le Sud sans doute plus anciennes qu’on pourrait le croire…

Le Sud-Manche, « carrefour des trois provinces » (2) bruisse maintenant d’un nombre important de témoignages sur les Loges-Marchis, Fougerolles-du-Plessis, St-James (voir photo ci-contre), et des carnages en Baie (Céaux) corroborés par les caméras de surveillance des chasseurs, de plus en plus nombreuses et efficaces, du fait de la prolifération du sanglier depuis 5 ans. L’environnement agricole orienté prioritairement élevage y est favorable avec une bonne partie de l’année des « mers » de maïs où se cacher, et sur une vingtaine de kms, de la mer à l’intérieur des terres, la vaste friche totalement à l’abandon malgré les camouflages des pouvoirs publics (3) des anciens barrages EDF de Vezins et de la Roche-qui-Boit.

Des observations non médiatisées (4) déjà anciennes (ci-contre à dr, empreinte à St-Martin-de-Landelles début 2022) avaient intrigué les chasseurs désormais sur le terrain toute l’année (5) à cause du sanglier. L’administration, toujours lente à réagir sous la menace de l’opinion travaillée par les écologistes a trop longtemps botté en touche au prétexte des « canidés indéterminés », ces « chiens errants » qui, bien sûr, peuvent vagabonder dans la campagne (voir photo ci-dessous d’une caméra de chasse), mais dont les prédations et dégâts sont immédiatement clairs et identifiés, les propriétaires devant assumer derrière. Pour le loup, ce sera beaucoup plus sournois, une sorte de « super-renard » rôdant dans les campagnes en testant les humains avec beaucoup de prudence et sur une période prolongée avant de lancer des premières attaques exploratrices au plus facile : chiens et chats, volailles non surveillées, chèvres et moutons au pacage.

Signe qui ne trompe pas, on signale des ovins de plus en plus difficiles à approcher, des chevreuils plus facilement observables car regroupés au centre de grands champs d’où ils peuvent identifier la venue du danger de loin. L’hypothèse puissante du « loup bénin » poussée par des scientifiques partiaux et des abrutis « baba cool » qui ne veulent pas entendre les remontées du terrain, s’efface vite devant une réalité pas si ancienne. Dans le Sud-Manche (6) en 1863 on recensait 300 attaques de loups cantonnés dans les forêts de Fougères et de Blanchelande, et le souvenir est toujours là. On commence à se demander s’il est bien judicieux d’aller promener aujourd’hui Mirza sans laisse sur la voie verte, et demain de laisser le bambin jouer avec ses petites autos sur la véranda…

Dans le cas du loup, l’idéologie des inconscients « verts » fait traiter avec négligence et dédain des informations historiques de chercheurs (comme J.M. Moriceau de l’Université voisine de Caen) qualifiées de mythes sur la dangerosité du loup pour l’Homme lesquelles, mêlées à des données scientifiques cette fois sciemment biaisées, faussent le problème. La croyance idiote que le loup n’attaque pas l’Homme est battue en brèche par des milliers d’observations : comme le coyote, sa proximité en régions suburbaines, provoque une accoutumance croissante puis quelques attaques audacieuses sur animaux domestiques et bétail, enfin quelques tests escarmouches sur humains avant une attaque mortelle (7). Le cas parfaitement documenté par la Gendarmerie royale canadienne en novembre 2005 d’un étudiant géologue l’illustre parfaitement : deux de ses camarades, quatre jours plus tôt, repoussant deux loups « insistants » habitués à traîner autour du camp à la recherche de déchets, minimisèrent l’incident qui était en fait une attaque exploratoire.

L’étudiant, parti seul l’après-midi se balader sur les rives d’un étang où il avait l’habitude de pêcher fut victime d’un piège imparable habituel des tactiques de chasse du loup face aux cervidés. Le drame fut facile à établir dans la neige : suivi à distance par un seul loup, et attendu par trois lui coupant la route quand il se mit à courir pour revenir au camp. Il s’arrêta à deux endroits avec perte de sang considérable et une mort horrible, son cadavre étant tiré sur 20 mètres par 4 loups. L’enquête, nette et sans bavure fut corroborée par deux pisteurs Inuits…ce qui n’empêcha pas les « écologistes » nord-américains, aussi sinon plus ineptes que les nôtres, de faire intervenir « leur » scientifique…qui accusa l’ours noir ! Un grand journal qui voulut faire le buzz avec une reconstitution prenant le même « expert » comme consultant fut attaqué par les parents du jeune homme qui firent condamner le « documentaire », aboutissant à une enquête indépendante jugeant la thèse de l’ours indéfendable.

Bon, c’est vrai, l’Amérique du Nord du blizzard et des animaux de l'envergure de celui-ci, (voir cliché ci-contre à g.) n’est pas le Bocage normand de la galette-saucisse. Là-bas aussi, l’espèce est très controversée mais l’analyse depuis Aldo Leopold (8) est plus transparente, et puis tout le monde s’en mêle : conservation, chasse, justifications diverses où la demande de comptes est un processus public où il faut tout expliquer, les infos venant de tous côtés. Chez nous, c’est plus compliqué, on a affaire à un corps historique de fonctionnaires et gestionnaires qui amassent une masse d’infos pas vraiment publiques, et qu’il apparait même suspect parfois de vouloir aller consulter. La « popol » ou politique politicienne, les travaille énormément, ce qui les oblige à des contorsions incessantes expliquant pas mal les mouvements sociaux qui les animent en ce moment. Le bon sens voudrait que l’on fasse confiance aux gens de terrain, chasseurs et agriculteurs, mais on sait depuis Descartes que ce n n’est pas toujours la valeur au monde la mieux partagée…

1/ La responsabilité de la Gauche socialiste associée aux « Verts » pour gouverner fit entrer, c’est le cas de la dire « le loup dans la bergerie » hexagonale !

2/ Normandie-Bretagne-Maine, la porte d’entrée entre Vire-Fougères-Laval étant St-Hilaire-du-Harcouët dite « la ville de la campagne ».

3/ Arasement en 20 ans de ces ouvrages soi-disant pour une remontée des saumons difficile à prouver historiquement, et à pérenniser actuellement vu les modes de culture intensive entourant ce bassin. L’Etat et les collectivités se renvoyant la balle pour l’utilisation de cette longue vallée…c’est devenu une jungle impénétrable…où se réfugient les sangliers le jour, pour monter dévaster les cultures la nuit. Les chasseurs, peinant à réguler…paient la facture des dégâts !

4/ Le 23 janvier 2022, loup observé en plein jour à St-Martin-de-Landelles, dossier transmis à l’Observatoire du loup par les chasseurs locaux intrigués par un curieux incident sur une commune voisine : un gros bouc ayant dû être euthanasié suite à une improbable attaque…de renard !

5/ Il se chasse désormais quasi toute l’année : saison rallongée, approche-affût, les sociétés communales devant y consacrer du temps et de l’argent : caméras, battues classiques, administratives (sous égide lieutenants de louveterie), et inopinées en concours avec les voisins.

6/ Et en Bretagne proche, voir archive du 25 janvier 2019 

7/ Imprégnée du mythe du loup inoffensif, en avril 1996 une biologiste de la faune sauvage fut tuée dans l’Ontario par une meute en captivité qu’elle observait à ces fins de justification de banalisation absurde de la fréquentation humaine d’un tel prédateur.

8/ Sur son essai marquant « Penser comme une montagne » pouvant également inspirer le chasseur responsable, voir nos archives des 28 juin et 7 septembre 2021.

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