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7 mars 2025

Le bigfoot aussi chasse le sanglier !

C’est une de nos marottes (1) de confronter les chasseurs à des situations bizarres (2) pour lesquelles on se perd en conjectures et où, justement, leurs expériences et témoignages peuvent être précieux pour la compréhension d’un phénomène particulièrement mystérieux. Ce sont la plupart du temps des « coureurs des bois » experts de la vie sauvage que le professionnalisme des organisations de recherche (3) apprécie, tant leurs observations sont longues et précises.

Ils utilisent des pratiques discrètes, tree-stands, affûts, des techniques élaborées pour se fondre dans le paysage (camo intégral, désodorisés), après des jours de camp loin de tout qui permettent de ressentir une ambiance, de se déplacer discrètement même de nuit avec des lampes Streamlight (à lumière discrète verte) pour prendre les postes à l’aube et au crépuscule. A bon vent, ce sont des témoins crédibles qui interrogés plusieurs fois par des inspecteurs différents, donnent des indications pointues sur le « singe des bois », autre nom du bigfoot ou du sasquatch nord-américain.

Son intelligence déconcerte car il semble pouvoir déjouer les caméras de surveillance, (les mêmes que nous utilisons pour surveiller les sangliers), s’intéresse aux chasseurs pour les issues de la venaison (comme les ours), mais de manière bien plus habile. A Trinity (Texas) en décembre 1998 un bipède brun rougeâtre de plus de 2 mètres joua une bonne heure à cache-cache n’approchant jamais à moins de 100 mètres d’un affût où le chasseur put observer son manège : « il savait que j’étais là mais ne savait pas que je pouvais le voir ». Il semble même bien faire la différence entre un homme armé ou non comme en 1983 comté de Walker, un chasseur qui le surveillait avec sa lunette de fusil tout en reculant, le voyait tout à coup se mettre immédiatement à l’abri derrière un arbre quand il épaulait ! 

Dans la panique, quand le chasseur en se retournant précipitamment, trébucha et perdit sa carabine dans un ravin…l’animal accourut tout de suite à 10 mètres de lui, pour mieux observer l’intrus de près : « il semblait confiant, persuadé que, sans mon arme, je ne constituais plus une menace », l’observation fut très précise et l’effroi qu’on devine pour le chasseur momentanément désarmé : il s’agissait d’un énorme primate de 2,40 mètres qui se rapprocha sur ses deux pattes à toute vitesse et dont le souffle puissant de condensation car il faisait très froid, masquait par moment le visage. Il repartit comme il était venu alors que le chasseur, sans sa carabine, était à sa merci.

La notion de territorialité et de concurrence semble jouer à plein comme en octobre 2000, cet archer de Miller (Arkansas), obligé, sur la rivière Sulphur, de placer son tree-stand plus bas que prévu et étonné de le retrouver saboté, tordu mais pas volé et qui revint malgré tout se poster à l’aube en camouflage intégral sous la pleine lune, arc à ses pieds la flèche en bas. Entendant marcher dans son dos il se retourna lentement pensant à un sanglier, ou même une vache échappée de son enclos tant la masse était importante lui frôlant la jambe quand il vit une main « de gorille » empoigner délicatement la pointe de flèche et, en se coupant…hurler comme un veau, démolissant tout sur son passage en s’enfuyant !

En août 2004 près de Marietta (Oklahoma) au crépuscule sur un affût à mi-pente d’une petite crête, un chasseur confirmé, alerté par une odeur pestilentielle et croyant que les sangliers allaient lui échapper sur l’autre versant, se déplaça pour les contourner et se fit bombarder de cailloux gros comme des ballons de basket ! Mais grâce au scope, il put bien observer une créature bipède faisant trois fois sa masse déjà conséquente de 118 kg. Il fut surtout étonné qu’un tel animal d’une telle envergure ait pu résister tant d’années aux chercheurs et avoua quand même vouloir passer du 30-06 au 45/70 en cas de nouvelle mauvaise rencontre.

Comme certains grands singes, au même endroit (comté de Panola, Texas) deux observations à douze ans d’écart confirment que ces créatures sont omnivores. En 1992, un groupe qui suivait au sang un cerf lourdement blessé, trouva l’endroit de la mort…mais l’animal de 90 kg, non seulement avait disparu, mais il avait été porté sur plusieurs centaines de mètres dans un gaulis inextricable en passant plusieurs gués où les traces étaient bien visibles. Après une heure de poursuite, la nuit étant tombée, la carcasse du cerf en vue, ils furent repoussés par un vacarme de vociférations, de bâtons lancés « on nous a fait savoir sans équivoque que la poursuite était terminée et qu’il était temps pour nous de rentrer à la maison ».

En 2004 non loin de là, sur la rivière Sabine eût lieu certainement la meilleure observation de la décennie par un chasseur qui sur un mirador, avait agrainé et bien réglé sa lunette X 3-9 sur une petite troupe de petits sangliers qui arrivaient sur sa droite. Sans tir clair, il attendit pour remarquer tout à coup du mouvement derrière eux à 100 m et passer à grossissement X9, craignant que son copain à un demi-mile de là ait quitté son poste sans le prévenir. A sa place il vit un visage… « de singe » qui guettait les sangliers, puis une masse se déplacer vivement d’arbre en arbre en voie bipède, puis par des petits sauts, en se rapprochant silencieusement. Le manège dura une bonne demi-heure, il en oublia totalement les cochons quand il vit la créature passer à quatre pattes en s’accroupissant comme un sprinter au départ et se jeter en deux sauts (de près de 10 mètres !) sur la petite compagnie en panique. Il en claqua un sur le flanc et le fit valdinguer, l’achevant « comme quelqu’un qui tape du poing sur son bureau ».

Suite à cette attaque fulgurante la créature ramassa le petit sanglier le portant sous son bras « comme on porte un sac de patates » en émettant un « woop…woop » de satisfaction…auquel on répondit à 300 mètres de là quand, le vent ayant sans doute tourné, l’étrange bête lâcha sa proie, se retourna tout à coup, et leva lentement la tête vers le mirador : « …je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie, j’ai laissé le réticule dessus au cas où on me poursuivrait, j’ai senti qu’on me jaugeait et m’étudiait ». Elle montra les dents (comme les chimpanzés), laissa échapper un petit grognement, reprit le cochon sous le bras et s’éloigna tranquillement « comme si je n’existais pas ». Abasourdi, le chasseur mit une bonne demi-heure à reprendre ses esprits tout en surveillant quand même les alentours, et son copain arrivé par la suite confirma avoir entendu les cris d’attaque, ceux des sangliers, et le grognement de victoire aux deux endroits différents.

L’observation fut particulièrement longue et précise sur près d’une heure : pas d’odeur putride sans doute parce qu’il était à bon vent et en hauteur, bruits normaux (insectes, oiseaux) avant le rush, il s’agissait d’un bipède intégral (sauf au moment de l’attaque où les mains reposaient au sol sur les jointures comme les gorilles le pouce étant plus en arrière que chez l’humain avec des ongles jaunâtres et non des griffes) brun-rougeâtre autour de 2 mètres de haut. Le visage était humain et non simiesque avec une véritable expression de surprise quand le chasseur fut découvert, la chevelure emmêlée et sale pleine de végétation, et surtout c’était une femelle avec une poitrine très apparente, glabre et plus claire que le reste de la toison, moins gros et sans le balancement de ceux de « Pattie » (d'ailleurs autre femelle, voir le buste !),  du fameux film de Gimlin-Patterson en 1967. Ce dernier (voir ci-contre à g.) n’est en effet plus controversé (4) et considéré comme le document le mieux avéré et quasiment le seul, du phénomène bigfoot en Amérique du Nord.

1/ Voir archives des 19 octobre 2017, 30 janvier 2020, 24 février 2020 ;

2/ Voir dossier « Bête du Gévaudan et la chasse » 3 mars 2015.

3/ Infos de cet article via The North American Wood Ape Conservancy, mais aussi l’incontournable Bigfoot Field Researchers Organisation.

4/ Aucun des moyens scientifiques modernes d’investigation sur le matériel de l’époque n’a pu relever de supercherie sur ce film considéré de nos jours comme authentique par la plupart des chercheurs. Bien sûr il existe une quantité de sites et d’interprétations cryptozoologiques sur la question, mais les observations de chasseurs sont des plus précieuses car ce sont de fins observateurs de la Nature et très investis dans la vie locale et n’ont donc aucun intérêt à véhiculer des canulars sinon à se déconsidérer. Et quitte à faire une farce, faudrait vraiment avoir l'esprit biscornu pour mettre en scène une femelle avec des mamelles, ce qui compliquerait encore plus la tâche du maquillage...

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