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7 avril 2026

22 L.R. : le calibre paradoxal...

Sale, pleine de dangers mais aussi d’atouts cachés c’est, depuis plus de 150 ans, la munition la plus populaire du monde. Nous y avons tous plus ou moins succombé, et il est bien rare dans le monde des chasseurs, malgré toutes les tracasseries administratives tournant autour, de ne pas devoir en posséder une…voire plusieurs où là, celles à verrou brillent.  Irremplaçable, même face à concurrence moderne comme on va le voir plus loin, sa minuscule cartouche, même obsolète reste indépassable.

Quand on lui consacre, comme ici pas mal d’attention, il faut toujours l’aborder avec humilité même si sa base 25-70 mètres est assez solide pour travailler et apprendre pour le reste : sensibilité à un peu tout, vent-météo, munitions, lesquelles encore plus capricieuses dans l’adaptation à l’arme que le lisse et la percussion centrale. Quand tout est à peu près maîtrisé, avec des armes décriées car bas de gamme, et pas trop chères pour apprendre à tirer même les réglages sont une dure école et après, faut encore s’occuper des scopes.

La petite pilule est souvent dure à avaler : l’aspect « loisirs » d’autrefois n’étant plus de mise pour se faire la main, et aller vers le monde du tir sportif ou pré-militaire (1), le délit de « sale gueule » ayant frappé, pour la présenter comme une munition « vicieuse » ou venimeuse par excellence. Voir la boîte ci-contre ! Le petit projectile en plomb pur ne se brisant pas, se déforme, les risques de ricochets sont bien là et la pénétration loin d’être ridicule face à ses concurrents directs. Sans seulement parler d’exploits historiques avérés sur ours énormes eh oui, même éléphants (2), un test facile à trouver sur le Net opposant une Remington Golden Bullet 40 grains (382 m/s), une 22 Mag (584 m/s) et une 17 HMR (798m/s) sur 7 plaques d’acier inox espacées a montré les dangers de sa pénétration. Elle a atteint la moitié des deux autres (2,5 plaques contre 5), mais son prix et son poids de balle (40 grains contre 17) fait que jamais les « 17 » (3) ne pourront la supplanter dans un usage « varmint », disons européen, où la distance ne joue plus. Le ragondin ne se tire pas comme les « rockchuks » et autres « gophers » (4).

Pour des raisons de balle légère, lente et instable, qui bascule, dévie sur toute surface dure (os en particulier), et rebondit dans tous les sens, c’est le cauchemar des chirurgiens et des médecins légistes, sa disponibilité après-guerre l’ayant mis à la disposition de tous, et donc au premier rang des faits divers. Si elle inquiète toujours c’est aussi face à la pensée « survivaliste », asociale si on veut, où là, loin d’être le jouet évoqué plus haut quand on se la faisait offrir par le tonton sympa (et souvent chasseur) pour sa première communion, c’est un véritable chef d’œuvre logistique. Oubliez, autre paria de la sphère administrative, le fusil à pompe, peut-être plus dissuasif au premier abord, mais avec lequel vous n’irez pas bien loin dans la Nature vu le poids et l’encombrement des munitions. Dans le rapport poids-puissance d’arrêt-volume elle est imbattable vous pourrez en emmener après l’apocalypse, presque un bon millier contre seulement une cinquantaine de chevrotines ! C’est d’ailleurs ce qui explique les « achats-panique » connus aux USA en temps de crises (fusillades de masse, émeutes, etc.), la marge faible faisant fermer en priorité ses chaînes de fabrication. Tout le monde se rue alors dans les supermarchés pour se jeter dans l’effet « brique » pour les mauvais jours…

Par chez nous où il est impensable d’accéder à l’arme de poing, le canon long fait une énorme différence sur cette munition où, par chance, l’industrie européenne (5) est encore très forte en rapport de production de qualité et nous fait donc ignorer les problèmes de pénurie précités. Comme pour le sanglier, seuls le fléau des ESOD (autrefois nuisibles) dont plus grand monde ne s’occupe de nos jours (6) semble vouloir amener un once d’assouplissement pour son emploi, dans le cadre bien sûr de tous les facteurs qu’on vient d’évoquer.

1/ Le contexte international semble remettre au goût du jour le « service » aboli en 1996.

2/ Voir archive Bella Twin du 1 novembre 2020 pour les ours ; en Afrique, on cite le cas d’un éléphant qui piétinant des plates-bandes tué, par accident, en lui tirant dans le « c..l » pour le faire s’enfuir pensant que ça ne serait pour lui guère plus qu’une piqûre d’insecte !

3/ Voir archive du 5 novembre 2017.

4/ Voir archive du 10 février 2021.

5/ Voir archive du 8 décembre 2025.

6/ Pour opérer depuis des lustres comme dirigeant d’une diane communale, il n’y a quasiment plus de piégeurs et de « déterreurs » comme autrefois.

 

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