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8 février 2019

La visée surélevée des armes lisses

Dans la foulée de l’article précédent où cet aspect a été seulement esquissé il ne s’agit pas vraiment d’une nouveauté puisque le principe était déjà opérationnel sur les carabines, la hausse, d’ailleurs souvent matérialisée par des petits points blancs ou luminescents, faisant office de guidon intermédiaire.

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Ce qui innove en fait c’est que son principe peut aussi s’appliquer aux fusils de chasse pour toutes sortes de raisons : bien plus de tir à balles du fait, bien sûr, du sanglier, tir plus précis dans le « sale », et surtout « loin ». Comprenons-nous, il ne s’agit pas de tirer à la DRO des carabines, mais un peu au-dessus de la limite de distance à laquelle on tire habituellement en battue avec nos fusils lisses. Les nouvelles balles « premium » ou techniques règlent en effet bien plus loin que notre bonne vieille Brenneke (90 m pour les meilleures !), et dans certaines conditions, permettent donc de tirer très précisément autour de 50 m.

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Contrairement au ball-trap où le guidon intermédiaire se place en dessous de celui qui est en bout du canon pour faire un joli « 8 », et va ipso facto vous faire « donner de la bande » puis effectuer un tir avec déflexion sur plateau montant, la visée haute place le petit « bout rouge », entre les deux verts (voir ci-contre à dr.) Un dispositif qui est assez inopérant si on tire vers le ciel qui est très clair, où quand on chasse devant soi, et qu’on tire « au coup d’épaule », et où on n’a vraiment pas le temps d’aligner quoique ce soit.

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Cet artifice prend tout son sens et son évidence quand on tir au sol, plus sombre où les trois points, le rouge encadré des deux verts s’ éclaire dans le sous-bois. Sa surélévation permettant en outre de tirer tête haute, les deux yeux ouverts et sans besoin de se coucher sur la crosse ou de disposer d’un busc réglable. Il prend aussi en compte une particularité de l’œil humain dont la vision périphérique est particulièrement axée, depuis les temps préhistoriques (où il fallait déceler le danger bien avant que le lion à dents de sabre vous ait vu pour vous croquer !), sur le mouvement.

Par contre le regard central est bien meilleur pour établir le contraste et percevoir les détails. C’est dans cette zone  (en rose ci-contre) que l’alignement des trois points, un peu comme à la carabine, prend tout son intérêt. Quand les règlements et les usages voire l’éthique le permettent, sur un animal en approche qui se dérobe ou s’arrête dans le sous-bois obscur et avec l’arme idoine, il sera possible de tenter un tir, inopérant auparavant, ou relevant du « petit bonheur la chance », avec le bon vieux douze du commun. Autre avantage et non des moindres, ce dispositif aura tendance à relever le tir de battue dans l’urgence, où nous avons tous tendance à tirer bas.

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La plupart du temps il s’agira d’un semi-auto, « amélioré » sans doute comme vu dans l’article précédent, long de canon (plus de 70 cm) pour guider le plus longtemps possible les balles classiques qui volent en fait comme un volant de badminton. Sachant qu’il existe également désormais des rayés, selon les marques, il faudra aussi se renseigner sur le pas de rayures pour savoir quelle balle employer. Il faut savoir que les plus techniques, qui sont aussi les plus chères, une fois bien réglées, sont presque aussi précises à cent mètres que les carabines.

 

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