Anticiper les accidents de chasse
Tous les chasseurs ont déjà été confrontés de près ou de loin à un accident de chasse. Depuis les années 2000, il y a en moyenne 160 accidents de chasse par saison selon l’ONCFS. Sur ces accidents, 21 en moyenne sont mortels. De plus, de nombreux chiens sont également blessés que ce soit par des sangliers ou par des tirs. Aujourd’hui rien n’est prévu au niveau institutionnel pour soigner ces blessés. Bien sûr, la meilleure solution est de respecter les règles de sécurité. Mais malheureusement le risque zéro n’existe pas. Il faut donc au niveau individuel prendre conscience de ces risques et s’y préparer.
Ces blessures par balles sont mortelles soit par hémorragie, soit par un organe vital touché. Si un organe vital est touché, il faut une intervention médicale le plus rapidement possible mais dans la majorité des cas, ce sera très difficile de sauver le blessé. Par contre, pour une hémorragie, si des premiers secours sont apportés rapidement, le blessé a beaucoup plus de chance de survie. En moyenne, une hémorragie tue en environ 5 minutes si aucun soin n’est apporté. Par contre, en cas d’arrêt de l’hémorragie, le blessé aura beaucoup plus de chances de survie.
Les premiers soins vont être vraiment utiles pour une hémorragie. Et il va falloir intervenir le plus vite possible. Pour traiter efficacement une blessure par balle, il faut connaître un certain nombre de gestes, savoir analyser l’état du blessé, les blessures à traiter en premier, savoir poser un garrot, faire un pansement compressif, pour une blessure aux poumons savoir poser un pansement spécial.
Pour gérer ces risques, il faut un matériel adapté. Mais encore plus important, il faut des connaissances pour l’utiliser. Une réelle volonté d’apprendre et de mémoriser ces gestes de premiers secours pour pouvoir les appliquer en situation de stress, bref une formation aux premiers secours. Allons même plus loin en disant qu’il vaut mieux une personne formée et compétente avec un foulard ou un teeshirt, qu’une personne incompétente avec sur lui un matériel digne des forces spéciales.
Attention à ne pas tomber dans l’excès inverse en se disant, « je ne suis pas assez formé, je ne vais rien faire ». Il vaut mieux faire mal quelque chose, que rien du tout. Si un premier garrot est mal mis, les services de secours en mettront un deuxième, mais au moins l’hémorragie aura été partiellement stoppée. En effet, il faut bien comprendre qu’en termes de gestion d’hémorragie, il faut être le plus rapide possible, car c’est une question de minutes voire même parfois de secondes, avant que des conséquences graves n’arrivent.
De nos jours, il existe des solutions de type « Traumakit » dont, par prudence, beaucoup de sociétés, notamment celles grosses organisatrices de chasses collectives devraient se doter. C’est un module médical ultra spécialisé et minimaliste. Il est par essence personnalisé puisqu’il s’adapte aux besoins de chacun. Son but est d’arrêter une hémorragie ou une menace vitale grave. Il doit donc être le plus ergonomique et simple à utiliser possible. Pour un budget maxi de 50 euros il comprend garrot, trois types de pansements dont un compressif, ciseaux, gants stériles. Tout ça facile à glisser dans une petite poche du sac, dans un sac plastique sous vide, dans une poche de veste de chasse, dans une portière de voiture, voir dans une poche de ceinture.
Voilà un bon exemple de Traumakit minimaliste que vous pourrez trouver ici : info@tskfrance.com. ou https://tskfrance.fr/

