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11 janvier 2024

Sanglier : 308 Winchester, le bon compromis ?

Nous terminons notre petit tour d’horizon des calibres en « 30 » qui offre un choix immense de balles de tous types de 110 à 240 grains, mais cette fois avec le 308 Winchester un recul faible permettant de soigner le placement et le suivi quand surgit une compagnie. A conditions moyennes, balles moyennes aux distances encore moyennes du tir de battue il semble de candidat idéal pour le sanglier « moyen » de 50-80 kg.

un

 

Né en 1952 de préoccupations plus militaires que cynégétiques, face au succès de la Kalache et de sa munition, ce 7,62X51 « Otan » fut, il ne faut pas l’oublier aussi le choix initial de Jeff Cooper en 1966 pour son « Scout rifle » (1), carabine « à tout faire » chasse-defense-survival-militaire. Winchester rebondit à profit là-dessus pour sortir le modèle 70 à verrou et le 88 à levier, la technologie des poudres permettant de talonner avec une cartouche plus courte et des armes plus maniables les performances du 30-06 : balle de 147 grains à 883m/s contre 150 grains à 818 m/s. Il donna naissance à une véritable famille de calibres tous à recul modéré : 243 Winchester (balle de 100 grains) précis jusqu’à 400 mètres, et surtout 7mm08 et balles de 120-175 grains.

deux (2)

La puissance encore disponible à 500 mètres (1350 joules) mais où ensuite, la chute triple vite le destinait parfaitement au cerf de Virginie, et donc aux différences sortes de « hogs » de même envergure, mais autrement résistants. Les organes vitaux sont tout à l’avant, à la battue l’animal est rarement immobile, les conditions de visibilité pas toujours optimales, et il faut se concentrer sur les zones vitales les plus grandes : l’ancrage épaule-cœur-poumons. Le faible recul par rapport au 30-06  (les dimensions des deux sont comparées ci-dessous) permet de soigner tout ça sans tenir compte du facteur distance qui ne compte plus à la battue avec des balles de 150 à 180 grains qui n’ont même pas besoin d’être « premium » ou techniques.

trois

Dans le choix large, il faut juste écarter les nombreuses munitions longue distance ou les balles minces à expansion rapide, et la liste est longue de tout ce qui est proposé entre 165 et 180 grains, « collé » (Hornady interbond, Swift A-Frame, Trophy bonded, Barnes TSX) ou pas (Core-lokt 180 grains, Federal shok 180, Winchester PP 165). Même le débat récent avec le 6,5 Creedmoor et ses balles à haut coefficient balistique semble inutile : la trajectoire est identique à 300 m distance où on ne tire plus depuis belle lurette en battue chez nous, et le gros avantage lié à la surface frontale en énergie du 308 n’est rejointe qu’à 500 m, seul le recul (moins 30 % pour le Creedmoor) est encore mieux maîtrisé.

Les monolithiques cuivre inconnues à sa sortie, vont rencontrer les mêmes problèmes : plus de pénétration à même poids, mais besoin de vitesse (plus de 666 m/s) pour se développer à 200 mètres, et par conséquence risque de traverser de part en part de près. Vu l’offre nombreuse d’armes dans ce calibre, notamment aux USA dans les plates-formes AR 10 (voir ci-dessous) , le taux de torsion devra être adapté au choix de munitions : 1/15 (150 grains), 1/14 (168 grains), 1/12 (168-170 grains), 1/10 (170-220 grains), 1/8 (220 grains et plus). Mais qui s'intéresse encore au taux de torsion de sa carabine quand il l'achète chez l'armurier chez nous ? 

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Pour résumer, les balles lourdes dépensent leur énergie différemment des balles légères, sont plus susceptibles de se briser en morceaux plus gros que les balles plus légères et sont donc susceptibles de pénétrer profondément après avoir touché de gros os. Ainsi, de deux balles de même construction et avec la même énergie, la balle la plus légère est plus apte à se fragmenter, limitant ainsi la pénétration. Ce qui peut être souhaitable sur le gibier léger, mais moins sur le gibier plus imposant où la balle peut rencontrer des os lourds avant d’atteindre les signes vitaux.

1/Voir archive du 1 janvier 2019.

 

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