Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
FCM 25.00
Publicité
21 juin 2017

La tournée des...grands ducs !

Vous trouverez son leurre à pas trop cher chez les armuriers, mais il n’est pas sûr qu’il soit encore beaucoup utilisé chez nous pour les régulations de corvidés où son efficacité est d’ailleurs souvent mise en cause sur les forums…notamment parce que l’oiseau noir n’a plus trop l’habitude d’en voir !

iiu

C’était un « vieux truc » dont on a tous entendu parler comme les renards (1) ou les chats empaillés, toutes astuces désormais interdites en France. Bubo-Bubo, c’est le nom scientifique du grand-duc était considéré comme nuisible jusqu’en 1964, mais il avait déjà beaucoup disparu depuis 1920 dans l’Est de la France, son taux avoisinant 50 à 100% selon les régions plus ou moins touchées par la myxomatose, le lapin constituant la grosse part de ses prélèvements.

C’est en effet le plus puissant des rapaces nocturnes dont l’envergure peut atteindre 1,80 m, les serres puissantes 5 cm. Méfiant, peu sociable, il ne bouge guère durant le jour des gros arbres creux à feuillage dense et opère à nuit close ou tombante où son attaque silencieuse ramasse tout : lapereaux, rats, hérissons, oiseaux des bois et des champs, même ceux qui sont capables de se défendre en groupe ou individuellement comme les corvidés qui rappelons-le, sont eux aussi des rapaces, mais à « bec droit ».

iinb

Il m’a fallu rechercher dans quelques vieux bouquins comment on l’utilisait autrefois comme véritable « aimant » à faucons, busards, corneilles, pies et tous oiseaux de rapine. On utilisait un perchoir assez bas lui permettant, au bout de sa chaîne d’effectuer des allées et venues entre la terre et son juchoir, palette ronde garnie de peau de lièvre. Un peu comme nos régulations actuelles, le poste de tir devait être parfaitement camouflé, ses mimiques expressives, ébouriffé dès qu’il apercevait ses ennemis, polarisant littéralement l’attention des agresseurs déchaînés. Si ce type de chasse de régulation n’a plus cours de nos jours, le grand-duc est néanmoins utilisé un petit peu en France pour la fauconnerie.

uuvg

En ce qui  nous concerne il existe en PVC  (ci-contre à g.) avec un petit dispositif à corde pour animer les ailes mobiles, mais il y a assez peu de retour sur son utilisation dans la régulation corvidés qui a pris une grande ampleur un peu partout depuis quelques années. Son emploi, isolé, bien en vue, sur un poteau doit nécessiter un camouflage encore plus sophistiqué du poste. Comme expliqué sur les sites, peu nombreux, qui en parlent, beaucoup de corvidés l’ignorent, tout simplement parce qu’ils ont perdu l’habitude d’en voir, comme nous d’entendre son ululement prolongé,  celui du « chat-huant » (2) rompant le silence de la nuit quand venait semer l’effroi parmi tous les oiseaux blottis et les hommes car il était signe de mort prochaine…

images

1/ Dans les années cinquante où existait un véritable commerce des oiseaux vivants ou empaillés, un grand-duc pris au nid au moment où il était oisillon pouvait être vendu 500 F soit presque un petit mois de salaire !

2/ Preuve qu’il devait être commun autrefois dans nos campagne, son chant lugubre était le signe de reconnaissance pendant la Révolution, des royalistes révoltés, et lui a donné leur nom de « chouans » ! On le voit bien ici à droite, encadrant les lys royales. 

Publicité
Commentaires
FCM 25.00
Publicité
Archives
Publicité
Publicité
Publicité