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21 novembre 2023

Les chasseurs Canadiens face au Sasquatch !

Ce passionnant sujet, tant il y a de témoignages a déjà été abordé ici (1) du fait qu’il touche un nombre impressionnant de chasseurs nord-américains qui vont au « stand », c’est-à-dire à l’affût aux cervidés en pleine nature sur des camps de plusieurs jours. Les nouvelles technologies de camouflage et de couverture d’odeurs les mènent à la peur de leur vie…

un

Mis à part les conducteurs, qui n’ont que des visions fugitives, les chasseurs chevronnés qui en plus ont souvent avec eux des aides optiques, jumelles ou scopes pour armes, sont des observateurs de la nature passionnés et compétents qui font sur des dizaines d’années, de longs séjours au même endroit où il se passe des choses bizarres. Des cerfs abattus de plus de 100 kg ne sont pas retrouvés, d’autres promptement subtilisés avant d’être dépouillés, simplement en s’absentant pour chercher une pierre à aiguiser ! Le Canada avec son immense forêt boréale, et son million de lacs, peut-être plus encore que les états américains de l’Ouest, abrite sans doute selon le principe de Pareto (2) plus que tout autre, ces êtres insaisissables, eux aussi souvent décrits par les premières nations (3).

deux

La première observation officielle, fut, dès 1811, celle du géographe David Thompson qui cherchait un passage vers l’Ouest dans l’Alberta. Dans les années 20, trois rapts : une jeune indienne, un piégeur de la tribu Muchalat près de Vancouver, mais surtout celle du bûcheron Albert Ostman en 1924, (qu’il confirma encore peu avant de mourir en 1957) défrayèrent la chronique. Parti seul à la recherche d’une mine d’or perdue aux sources de la Powell River, (où d’ailleurs un prospecteur précédent avait été tué dans des conditions bizarres), il constata sur son camp des chapardages, avant d’être enlevé en pleine nuit dans son sac de couchage, par une créature qui le transporta ainsi sur des kilomètres, pour se retrouver prisonnier une semaine durant, au sein d’une famille de « singes ». Confié à la garde d’une sorte d’ancien, il parvint à s’échapper en le grisant de tabac à priser !

trois

Au Canada, comme aux USA, les états de l’Ouest sont les plus concernés, les chasseurs observent de la part de ces êtres insaisissables, des tactiques sophistiquées de chasse aux cerfs, une communication basique de coups frappés sur les arbres, des intimidations semblables à celles des grands singes dans une logique de concurrence de territoire de chasse, et des prélèvements sur le gibier qui n’ont rien à voir avec celle des ours et des pumas qui traînent et enfouissent les restes, mais en demeurant à proximité. Là, les carcasses sont laissées en place où montées dans les arbres, le foie seul étant prélevé. L’odeur infecte stagnante, toujours constatée vient sans doute de là, l’animal inconnu étant aussi bon grimpeur, montant souvent dans la canopée pour se reposer le jour.

quatre

Voici quelques observations notables dans l’Ontario. En 1990, dans la région de Red Lake, deux chasseurs d’élan en quad, qui firent une pause collation, en se séparant avec le bruit de moteur s’éloignant, trompèrent sans doute une créature à l’affût qui, croyant qu’ils étaient partis, sortit du fourré face au chasseur restant évidemment médusé qualifiant l’apparition de « muscle sur muscle d’au moins 250 kg qui renifla, grogna, et s’éloigna silencieusement ». En octobre 2003, un policier chasseur d’orignal de Toronto, dans la région de Searchmount se servant d’appeaux, et de neutralisant d’odeurs, dont l’approche avait sans doute été masquée par la pluie vit face à lui, à 40 mètres une sorte de « gorille debout » !

cinq

Dans les mêmes circonstances de neutralisant et d’approche à bon vent, un chasseur de lapins, croyant voir un ours couché, s’accroupit et put observer dix bonnes minutes un énorme animal bipède qui grapillait des myrtilles, et qui l’apercevant, s’éloigna calmement sur ses deux jambes. En 2002, un bûcheron, chasseur reconnu du Nord de l’Ontario, en glissant malencontreusement tomba dans un ravin, quasiment sur une énorme créature qualifiée de « singe » qui eût aussi peur que lui ! Il eût le réflexe d’épauler immédiatement, et lut dans ses yeux regard et cri apeuré comme s’il savait qu’il allait être abattu. Bien qu’ayant dix fois le temps de tirer dans sa fuite, il s’abstint l’ayant considéré comme « trop humain »…Ce processus de pensée sophistiquée a souvent été observé : il s’agit d’un être particulièrement prudent et observateur à partir de points hauts, à travers de grands obstacles où ils peut se cacher et à l’abri des armes à feu semblant bien faire la différence avec appareils d’enregistrement des scientifiques. Les caméras de chasse sont également évitées (4), ce qui explique qu’il y ait très peu d’images disponibles sinon peu évidentes ou de loin, et les drônes sont encore trop bruyants pour être efficaces. En 2007, un chasseur de wapiti de l’Alberta, qui faisait la pause sur une souche en mâchonnant une barre chocolatée sous le vent d’une odeur terrible, en prenant son fusil, fit disparaître la même énorme silhouette à l’évidence entièrement bipède. Même réflexe dans le Manitoba à Waterhen en août 2011, les deux jeunes chasseurs de cerfs n’osèrent pas tirer sur ce qui ne pouvait être un ours puisqu’entièrement bipède dans sa fuite. Voir ces traces explicites dans la neige.

six

Dans le Sasquatchewan, un chasseur de canards sur les bords du lac Wakaw fut intrigué par des tas de sternes morts et empilés visiblement depuis quelques minutes, avant que son camion enlisé l’oblige à partir à pied chercher de l’aide quand il surprit une énorme créature d’un brun rougeâtre qui partit en courant, laissant des empreintes de 16 pouces (plus de 40 cm). Avec le temps, certains chasseurs s’accommodent même de cette présence plus ou moins constante qu’ils savent reconnaître à certains signes avant-coureurs selon les saisons : odeur pestilentielle, cervidés rassemblés et sur leurs gardes sur les hauteurs, cris et manœuvres d’intimidations qui sont celles des grands singes : lancers habiles de rochers (gros comme des ballons de basket…) ou branches cassées et secouées. Sur certains « spots » ceux qui ont laissé intentionnellement des friandises pour les tester, virent même en retour des fleurs, des baies ou des fruits, et même des petits animaux dont un chaton !

sept

1/ Voir archives des 19 octobre 2017, et du 30 janvier 2020.

2/ C’est le rapport de cause à effet qui est de 80-20 : si l’Amérique du Nord recense 400 témoignages par an, les individus pourraient être 2000, et en fait beaucoup plus si on tient compte que la majeure partie des observations ont lieu plutôt dans les zones peuplées que dans les forêts impénétrables. Pour info les principaux témoignages ont lieu dans le triangle américain (Washington-Oregon-Californie) soit 46 millions d’habitants, alors que l’Ouest canadien n’en recense que 5 millions dont 2 pour la seule grande ville de Vancouver.

3/ Les premières nations du N.O. Pacifique ont toutes dans leur culture ancestrale des évocations avec une centaine d’appellations pour ce personnage mythique : Bukwus de l’île de Vancouver, Kushtaka du Yukon, qui correspondent plus ou moins au Windigo des Grands Lacs.

4/ Comme pour le chasseur bon observateur, si à hauteur d’homme, elles se voient, et peuvent porter l’odeur humaine, les ours se dressant souvent sur leurs pattes de derrière pour les sentir. « Homin », ou homme relique (ne pas oublier que nous sommes aussi des primates), l’intelligence de cet être semble aller très au-delà de l’intelligence de nos grands singes, ou des chimpanzés qui, les travaux des scientifiques l’ont montré, sont loin d’être ...bêtes !

 

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